Alexander Schmid
Ce n’est qu’au cours de cet hiver qu’Alexander Schmid a effectué son retour à la compétition après une rupture des ligaments croisés. Le spécialiste allemand de la technique s’est toutefois à nouveau blessé. Lors d’une course FIS à la mi-janvier, Schmid a subi une fracture de la cheville. C’est avec des béquilles et une attelle au pied qu’il s’est présenté à la distribution des tenues pour les Jeux olympiques (du 6 au 22 février). On ignore encore si le champion du monde de parallèle 2023 sera rétabli à temps pour le grand rendez-vous de la saison. Schmid se montre néanmoins confiant. Selon les médias allemands, trois spécialistes lui ont assuré qu’un rétablissement d’ici aux épreuves olympiques était envisageable.
Magdalena Egger
La course de Zauchensee se termine de manière amère pour Magdalena Egger. L’Autrichienne chute lors de la descente et se blesse gravement au genou droit. Elle est héliportée à l’hôpital pour des examens approfondis. Le diagnostic est sévère: rupture du ligament croisé antérieur, déchirure du ligament latéral et contusion du ménisque externe. Egger doit subir une opération, ce qui met un terme à sa saison. Et cela seulement un mois après avoir décroché, à Saint-Moritz (GR), la deuxième place et le premier podium de sa carrière.
Katharina Liensberger
À peine la nouvelle année commencée que la série de blessures reprend. Lors d’un entraînement de slalom géant le 2 janvier, Katharina Liensberger (28 ans) chute et se blesse gravement au genou droit. Une IRM révèle un diagnostic lourd: fracture du plateau tibial ainsi qu’une déchirure du ménisque et du ligament interne. L’information est communiquée par la fédération autrichienne de ski. Même s’il n’est pas explicitement indiqué que sa saison est terminée, elle devrait très probablement manquer les Jeux olympiques de février. Il y a quatre ans, elle avait remporté l’or par équipes et l’argent en slalom.
Nejc Naralocnik
En mars, Nejc Naralocnik avait créé la surprise en prenant la 7e place de la descente de Kvitfjell (Norvège). Neuf mois plus tard, il figure parmi les victimes de la Saslong. Lors de la descente, le Slovène chute après le saut des bosses de chameau. Il parvient certes à se relever et à franchir la ligne d’arrivée, mais se tient à plusieurs reprises le genou. Les examens révèlent une fracture par impaction à l’arrière du plateau tibial. Naralocnik s’en sort avec un moindre mal: la blessure ne nécessite pas d’intervention chirurgicale. Il sera toutefois indisponible pendant au moins six semaines.
Fredrik Möller
Lors de la première descente de Val Gardena, Fredrik Möller provoque un moment de frayeur. Après un départ très solide, il aborde un saut penché en arrière et s’écrase lourdement sur le dos. Il glisse encore sur plusieurs mètres avant de rester immobile. Malgré la violence de la chute, le Norvégien s’en tire relativement bien. Il s’est cassé plusieurs dents et a subi quelques fractures mineures mais stables des vertèbres thoraciques. «Le médecin dit que je devrais pouvoir recommencer à bouger après 30 jours, alors croisons les doigts pour les Jeux olympiques», écrit Möller sur Instagram le lendemain de sa chute.
Nicolò Molteni
L’hiver dernier, Nicolò Molteni avait pris la 14e place de la descente de Kvitfjell (Norvège) et terminé 16e du super-G de Val Gardena (Italie). Cette année, la Saslong lui a été fatale lors de la descente sprint. Dans le passage de la Ciaslat, l’Italien chute et se blesse gravement. «Les examens réalisés après ma chute ont révélé une rupture du ligament croisé antérieur», écrit Molteni sur Instagram, avant d’ajouter, un brin ironique: «Pas vraiment le meilleur cadeau de Noël». Son rêve de participer aux Jeux olympiques à domicile s’est ainsi envolé.
Giovanni Borsotti
Pour son 35e anniversaire, le 18 décembre, Giovanni Borsotti reçoit lui aussi un cadeau douloureux. Lors d’un entraînement de slalom géant, il glisse, arrache un piquet et tente ensuite d’éviter la porte suivante. «Mauvaise décision», comme il l’écrit sur Instagram. C’est à ce moment-là qu’il se blesse. Il souffre d’une déchirure du tendon des adducteurs ainsi que d’une élongation des muscles abdominaux. Une opération n’a jamais été envisagée, précise Borsotti, car «elle m’aurait tenu éloigné de la neige pendant au moins plusieurs mois». Il a opté pour un traitement conservateur, avec l’objectif de remonter sur les skis en janvier. Devoir faire une pause n’est pas simple à accepter, reconnaît-il. Mais Borsotti affiche un état d’esprit combatif: «Je ne me laisserai pas abattre. Cela fait malheureusement partie du métier».
Felix Hacker
Felix Hacker ressent une mauvaise sensation au genou après une réception brutale lors d’une manche d’entraînement sur la Ciaslat, mais parvient à rallier l’arrivée. Le lendemain, toutefois, les douleurs s’intensifient. Une IRM apporte la confirmation: déchirure du ménisque du genou gauche. «Le diagnostic est évidemment extrêmement dur», déclare Hacker, cité dans le communiqué de la fédération autrichienne de ski. Il s’agit de la deuxième blessure grave pour Hacker en 2025. En janvier, il s’était déjà rompu le ligament croisé et le ménisque du genou gauche à l’entraînement à Kitzbühel. Dans un premier temps, il avait été annoncé indisponible pour une durée indéterminée. Mi-janvier, soit environ un mois après la blessure contractée sur la Ciaslat, Hacker avait toutefois effectué son retour à la compétition.
Stefan Eichberger
Stefan Eichberger se blesse lui aussi gravement à l’entraînement sur la Saslong. Sur un saut trop court au niveau des bosses de chameau, il subit un choc violent au genou droit. La douleur est telle que l’espoir autrichien de la vitesse doit interrompre sa descente. Quelques heures plus tard, le verdict tombe et met fin à sa saison: rupture du ligament croisé et du ménisque, nécessitant une intervention chirurgicale. Celle-ci s’est bien déroulée, écrit Eichberger quelques jours plus tard sur Instagram. Il est désormais rentré chez lui et la partie la plus difficile commence. «Je travaille chaque jour, pas à pas, sur mon retour. Et vous pouvez en être sûrs: je reviendrai encore plus fort qu’avant», promet-il.
Michelle Gisin
Lors du deuxième entraînement en vue de l’ouverture de la saison de vitesse à Saint-Moritz, l’accident survient. Dans le dernier tiers du parcours, Michelle Gisin chute violemment après une faute de carre. L’athlète d’Engelberg est héliportée à l’hôpital, où elle doit être opérée le jour même en raison de blessures à la colonne cervicale et à la main droite. Gisin souffre en outre d’une grave blessure au genou gauche, avec rupture du ligament croisé antérieur et du ligament interne. Sa saison hivernale est d’ores et déjà terminée.
Rok Aznoh
Lors de la première descente masculine de l’hiver, Rok Aznoh provoque un moment de frayeur. Après une erreur dans un virage à gauche, le champion du monde junior de descente 2023 termine sa course dans les filets de sécurité à 110 km/h. Il est conscient au moment de son évacuation en traîneau de secours. Bien qu’il ait perdu son casque lors de la chute, le Slovène s’en sort sans blessures graves à la tête ni à la nuque. Le diagnostic reste néanmoins accablant: rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, synonyme de fin de saison.
Corinne Suter
Une semaine avant l’ouverture de la saison de vitesse à Saint-Moritz (GR), Corinne Suter chute à l’entraînement. À environ 90 km/h, elle subit un choc dans une compression, ses skis se croisent et la chute devient inévitable. L’airbag se déclenche immédiatement. Elle ne termine pas dans les filets, se relève et rallie l’arrivée par ses propres moyens. Comparée à d’autres, la Schwytzoise s’en tire relativement bien. Elle souffre d’une déchirure musculaire au mollet gauche, d’une contusion du genou gauche et d’une fracture au niveau de l’arrière-pied droit. Suter doit observer une pause d’environ un mois. Quelques jours après sa chute, elle écrit sur Instagram: «Ce n’est clairement pas ainsi que j’imaginais le début de saison». Elle explique avoir des contusions et des douleurs un peu partout, mais rappelle qu’après chaque creux vient un sommet. Et promet: «Je donnerai tout pour revenir le plus vite possible sur la piste». Elle effectue son retour début janvier à Zauchensee.
Lauren Macuga
La saison passée, Lauren Macuga avait explosé au plus haut niveau. Elle avait remporté sa première victoire en Coupe du monde en super-G et décroché le bronze mondial dans la discipline. Quelques mois plus tard, elle se retrouve à son tour à l’hôpital. L’Américaine est victime d’une rupture des ligaments croisés. Sans avoir disputé la moindre course, sa saison s’achève prématurément. Sur Instagram, Macuga écrit avec autodérision: «Breaking News. C’est moi qui suis cassée. R.I.P. ligament croisé, on se revoit l’an prochain».
Neja Dvornik
Neja Dvornik se blesse avant le slalom de Gurgl (Autriche). La Slovène chute lors de l’échauffement et se fracture le tibia et le péroné droits. Elle est opérée et sa saison est terminée. Pas question toutefois de baisser les bras. Peu après son intervention, Dvornik donne de ses nouvelles depuis l’hôpital. Elle écrit sur Instagram, en légende d’une photo: «Jour un de mon retour! Je suis infiniment reconnaissante pour tout le soutien et pour toutes les personnes à mes côtés. Je prends les choses jour après jour – mais je vous le promets: je reviendrai plus forte!»
AJ Ginnis
Un jour avant le slalom de Gurgl (Autriche) à la fin novembre, AJ Ginnis doit subir une opération. Comme le Grec l’explique quelques jours plus tard, il s’est rompu le ligament de la syndesmose lors d’un incident à l’entraînement. «Ces derniers jours ont été très chargés émotionnellement, mais je suis arrivé à cette conclusion: être sportif est un privilège, et personne n’a jamais dit que ce serait facile», écrit-il sur Instagram, avant d’ajouter: «Au final, je suis simplement reconnaissant pour les personnes dans ma vie qui sont là pour moi.» Elles l’accompagneront également sur le chemin du retour. Car Ginnis affiche une grande détermination. Son objectif: reprendre le ski en janvier afin d’être à 100% pour les Jeux olympiques de février.
Lara Gut-Behrami
Le 20 novembre, une chute à l’entraînement à Copper Mountain (États-Unis) est fatale à Lara Gut-Behrami. La Tessinoise subit une rupture du ligament croisé antérieur, du ligament interne ainsi qu’une déchirure du ménisque au genou gauche. Son rêve de participer à ses quatrièmes Jeux olympiques s’envole. L’avenir de Gut-Behrami apparaît dès lors incertain. Elle avait initialement prévu de mettre un terme à sa carrière à l’issue de cette saison. Désormais, elle se laisse toutefois une porte entrouverte. Il n’est pas exclu qu’elle revienne une dernière fois, afin de ne pas quitter le sport sur une blessure.
Katie Hensien
La spécialiste américaine des disciplines techniques Katie Hensien chute à l’entraînement peu avant le premier slalom de l’hiver. Elle se fracture le tibia gauche. Mais elle s’en sort relativement bien. La fracture n’est pas déplacée et ses ligaments ne sont pas touchés. Hensien n’a donc pas besoin d’être opérée et sa saison n’est pas terminée. La date de son retour en compétition reste toutefois incertaine.
Andreja Slokar
Fin mars, la spécialiste slovène des disciplines techniques Andreja Slokar monte pour la première fois de sa carrière sur un podium. Un peu plus de sept mois plus tard, elle se blesse gravement à l’entraînement. Slokar se rompt le ligament croisé. Une intervention chirurgicale est inévitable et sa saison est terminée. «J’ai vécu un moment incroyable et je veux simplement revivre cette sensation. Alors on remet ça pour un comeback, d’accord?», écrit-elle sur Instagram, en légende d’une photo prise à l’hôpital. Slokar s’était déjà grièvement blessée au genou en octobre 2022, avant de réussir un retour convaincant.
Clarisse Brèche
Début novembre, Clarisse Brèche est à son tour touchée. La Française chute lors d’un entraînement de slalom géant et se rompt le ligament croisé antérieur du genou gauche. Elle doit subir une opération, ce qui met un terme prématuré à sa saison. Un coup dur d’autant plus cruel qu’en février 2025, Brèche s’était déjà rompue le ligament croisé, à l’époque au genou opposé.
Marta Bassino
Avant même le début de la saison de ski, la malchance frappe l’équipe italienne. À l’entraînement, Marta Bassino glisse et se fracture le plateau tibial de la jambe gauche. Elle est opérée et doit renoncer aux Jeux olympiques organisés à domicile.
Marta Rossetti
Marta Rossetti figure ces dernières années parmi les rares Italiennes à inscrire régulièrement des points en slalom. La saison passée, elle avait notamment pris la 8e place à Åre (Suède). Puis survient le coup d’arrêt. À l’entraînement, elle se rompt le ligament croisé et subit une lésion du ménisque. Avant même d’avoir commencé, sa saison est déjà terminée. Comme en 2021, Rossetti manquera les Jeux olympiques en raison d’une rupture des ligaments croisés.