Seules quatre skieuses suisses qualifiées
Le CIO veut une parité des sexes et cela agace les Fédérations

La Suisse est confrontée à un dilemme en vue des JO: 10 hommes, mais seulement 4 femmes ont jusqu'à présent rempli les critères de sélection. Avec un maximum de 22 places dont 11 par sexe, de bons athlètes risquent de rester à la maison.
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Beat Tschuor est l'entraîneur en chef des femmes. Seules quatre athlètes féminines ont décroché leur billet pour les Jeux olympiques.
Photo: BENJAMIN SOLAND
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Mathias Germann

L'entraîneur en chef des hommes suisses aura bientôt un problème de taille au moment d'écrire sa liste en vue des Jeux olympiques. Du côté des femmes, son pendant est loin d'avoir les mêmes soucis.

Le contexte. Dix hommes ont déjà rempli les critères de sélection olympique, mais seulement quatre femmes: Camille Rast, Wendy Holdener, Malorie Blanc et Janine Schmitt. De nouveaux noms viendront-ils s'ajouter à la liste lors du slalom de Flachau mardi? Le fait est que, selon les directives du CIO, la Suisse peut présenter au maximum 22 athlètes de ski alpin, 11 de chaque sexe.

Ce qui ressemble à de l'équité irrite les grandes fédérations de ski. Y a-t-il une obsession de l'égalité aux Jeux olympiques? «Il n'y a rien à redire contre ce genre d'égalité des sexes. Les directives réduisent simplement notre marge de manœuvre dans le processus de sélection», répond Hans Flatscher, responsable chez Swiss-Ski.

Quatre équipes lors du combiné?

Lors des Championnats du monde, les directives sont différentes. Lors de la dernière édition, la Suisse a pu emmener 24 professionnels à Saalbach. Mais il était possible d'y convoquer jusqu'à 14 personnes d'un même sexe. Comme les hommes sont beaucoup plus forts que les femmes, un casse-tête s'annonce pour février prochain. À côté de médaillés en puissance que sont Marco Odermatt et Loïc Meillard, d'autres cracks devront rester à la maison bien qu'ils aient rempli les critères olympiques.

Parallèlement, des femmes pourraient se voir participer, bien qu'elles n'aient pas tout à fait rempli les directives. Le bonus jeunesse pourrait jouer un rôle — par exemple pour la slalomeuse Anuk Brändli (22 ans). Si une athlète a été longtemps blessée — comme Corinne Suter (31 ans) récemment — une exception est également possible.

Il y a quatre ans déjà, lors des Jeux Olympiques d'hiver de Pékin, Swiss-Ski avait le droit de nommer un maximum de 22 personnes. La différence: à l'époque, il y avait encore les épreuves de combiné peu appréciées et une course mixte. Désormais, deux combinés par équipe sont au programme. Un format qui a fait ses preuves.

Si la Suisse veut aligner les quatre équipes autorisées, elle aura besoin de huit hommes et de huit femmes rien que pour ces épreuves. Cela ne sera guère possible, mais ce n'est pas un problème du CIO, mais des cadres de Swiss-Ski. Hans Flatscher détaille: «Nous avons encore un peu de temps. J'espère et je crois que, surtout du côté des femmes, certaines se qualifieront encore».

Les courses de Crans-Montana ne sont pas prises en compte

Le 25 janvier, Swiss Olympic effectue les sélections sur la base des recommandations de Swiss-Ski. Le lendemain, elles seront annoncées. Cela signifie que ni le slalom masculin de Schladming ni les courses de vitesse de Crans-Montana (une descente et un super-G pour les femmes, ainsi qu'une descente pour les hommes) ne seront prises en compte. Si un athlète non-sélectionné remporte une victoire, il ne pourra pas être nommé ultérieurement.

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