«Je pronostique une victoire pour Eduard Hallberg, Loïc Meillard sera deuxième», déclarait Bastian Schweinsteiger peu avant les résultats du slalom de Kitzbühel. Avec cette dernière prédiction, le champion du monde de football 2014, qui s’est brièvement mué en prophète du ski pour Blick, avait malheureusement raison… mais pas concernant le vainqueur finlandais. Eduard «Edi» Hallberg, la grande révélation du slalom cette saison, n'a pas décroché la victoire.
C’est Manuel Feller, l’Autrichien, qui s’impose, suivi de Loïc Meillard à la deuxième place et de l’Allemand Linus Strasser à la troisième. Ce podium pourrait presque donner l’impression qu’il aurait pu se produire il y a cinq ans… mais sur une autre piste. La «pente du Ganslern», toujours aussi exigeante avec ses passages piégeux, n’était, jusqu'ici, pas le terrain de jeu préféré de Loïc Meillard. Le Romand décroche cette fois un chamois d’argent, alors que son meilleur résultat précédent à Kitzbühel était une sixième place, obtenue en 2023 lors du deuxième triomphe de Daniel Yule.
«J'ai trouvé la bonne clé»
Cette année, Loïc Meillard a parfaitement réussi sa première manche, se plaçant en tête avant la seconde. Seul un temps exceptionnel de Manuel Feller a pu le déloger. Après la course, Loïc Meillard explique sa performance: «La neige m’a plu aujourd’hui. Parfois glacée, parfois agressive. J’ai trouvé la bonne clé».
Cependant, il ne peut encore expliquer exactement pourquoi il n’a pas conservé son avance à l’arrivée de la deuxième manche. «Le style du parcours de la deuxième manche était très différent de celui de la première», note-t-il.
Tanguy Nef frôle le podium
Tanguy Nef fait également le bonheur de la Suisse. Le Genevois de 29 ans a terminé à la sixième place après sa bonne performance à Wengen et confirme qu’il est souvent dans le coup pour les premières positions lorsqu’il est en forme.
Pourtant, il ne se dit pas entièrement satisfait. «J’avais l’impression que cette course était pour moi. Mon plan était d’attaquer à fond lors de la deuxième manche pour viser le podium. Mais j’ai manqué un peu de courage en skiant», confie le Genevois, désormais onzième au classement du slalom.
Un rêve réalisé pour Manuel Feller
Pour le vainqueur Manuel Feller, cette victoire est la concrétisation d’un rêve de longue date. En dix participations à Kitzbühel, il n’avait jamais atteint le podium. Son soulagement est palpable: «Au fil des années, je me suis rapproché petit à petit, cette victoire a encore plus de sens. Quand quelque chose est difficile à obtenir, la satisfaction est d’autant plus grande. Je me suis battu longtemps pour le podium, pour la victoire. N’importe quel chamois m’aurait suffi, mais l’or, c’est tout simplement incroyable.»