Le point faible du Valaisan?
Trop proche de ses fans, Ramon Zenhäusern?

En vue de cet hiver, Ramon Zenhäusern s'est nettement moins laissé influencer par le chronomètre que ses concurrents. Son ex-entraîneur Didier Plaschy ne lui reconnaît qu'une faiblesse. Une inhabituelle.
Publié: 18.11.2023 à 17:37 heures
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Ramon Zenhäusern a fait son grand retour en slalom l'hiver dernier.
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Marcel W. Perren

Le plus grand comeback de l'hiver dernier a été effectué par le géant de 2,02 m Ramon Zenhäusern! Après avoir été publiquement critiqué par des experts en raison d'une saison olympique ratée, le Haut-Valaisan a réussi à passer de la 26e à la 3e place du classement mondial de slalom grâce à deux victoires (Chamonix, Soldeu) et une deuxième place (Schladming).

Et ce malgré une préparation inhabituelle! «Jusqu'à début novembre, je n'ai pas fait une seule course chronométrée à l'entraînement», révèle le vice-champion olympique de slalom 2018. «Lors des séances sur le glacier, je me suis entièrement concentré sur les détails techniques. Dans ce contexte, la montre n'a joué aucun rôle».

Une belle expérience en Grèce

Mais depuis deux semaines, Ramon Zenhäusern skie à nouveau régulièrement contre la montre. Le résultat: comparé à ses puissants coéquipiers Daniel Yule et Loïc Meillard, Ramon Zenhäusern est très bien placé. Il y a cependant un slalomeur grec qui inquiète les Suisses. «AJ Ginnis s'est souvent entraîné avec nous ces derniers temps. Et il nous a régulièrement fait des misères», avoue Daniel Yule.

Tout comme le vice-champion du monde Ginnis, Zenhäusern a également fait le plein d'énergie au soleil grec au cours des six derniers mois. Fin mai, à l'invitation de Ginnis, il s'est entraîné en endurance sur son vélo de course dans le village côtier d'Alepochori. En juillet, le double mètre a séjourné dans le Péloponnèse, où il a endurci ses muscles en pratiquant des sports nautiques. «Pour moi, Ramon est un coureur de marathon parmi les slalomeurs», annonce son mentor de longue date Didier Plaschy.

Son explication: «Ramon n'a pas un gramme de graisse sur le corps, c'est pourquoi il ne pèse que 96 kilos malgré sa taille gigantesque. Cela le rend extrêmement vif».

Mais Plaschy y voit aussi un danger: «Les dernières années ont montré que Ramon est plus sensible aux infections grippales que d'autres coureurs. C'est pourquoi ses fans devraient faire preuve de compréhension s'il se tient à l'écart des très grandes foules pendant la saison».

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Alors que la saison débute, Ramon Zenhäusern ne présente heureusement aucun symptôme de grippe.

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