Tous les quatre ans, la marmotte olympique sort de son terrier! Qui aura le droit de s’élancer en descente, premier grand temps fort des Jeux d’hiver? Chez les hommes suisses, la concurrence est encore plus féroce que chez les dames. Mais à Cortina aussi, il faudra avoir les nerfs solides — et réussir des entraînements convaincants.
Cinq skieuses sont à disposition de l’entraîneur en chef Beat Tschuor: Malorie Blanc, Janine Schmitt, Corinne Suter, Jasmine Flury et Delia Durrer. Quatre d’entre elles seront au départ dimanche.
Pourquoi seulement quatre? Corinne Suter a beau avoir été sacrée championne olympique à Pékin, ce titre n'offre pas de place supplémentaire à la Suisse dans le portillon de départ — contrairement à ce qui se fait aux championnats du monde.
Trois entraînements sont programmés sur la légendaire Olimpia delle Tofane, le premier ayant lieu jeudi. La procédure de sélection de Swiss-Ski n’est pas encore officiellement arrêtée. Selon les informations de Blick, Malorie Blanc et Janine Schmitt, lauréates du super-G de Crans-Montana, sont déjà retenues: ce sont les seules à avoir rempli les critères de qualification olympique. Corinne Suter devrait elle aussi pouvoir s’entraîner sans réelle pression, même après avoir manqué un mois de compétition en raison d'une blessure, tant sa classe ne fait aucun doute.
Reste un duel entre Jasmine Flury et Delia Durrer pour le dernier billet. Quand la décision tombera-t-elle? Cela dépendra aussi de la météo. En principe, c’est le deuxième entraînement, prévu vendredi, qui fait foi: la plus rapide décroche sa place. Mais les prévisions annoncent un temps changeant, avec un risque de reports.
On ignore encore qui prendra le départ du combiné par équipes (10 février) et du super-G (12 février) dans les jours suivants.
Tracé des parcours: Swiss-Ski bredouille
Dernièrement, Swiss-Ski a essuyé un petit revers. Aucun tirage au sort n’a attribué à la Suisse la création des tracés, un avantage qui peut être déterminant. En descente, comme toujours, c’est Alberto Senigagliesi, directeur de course FIS pour les épreuves de vitesse, qui dessinera le tracé. Dans les autres disciplines, cette tâche reviendra à d’autres nations.
Malchance? Oui. Mais pas seulement. Plus un pays compte de skieuses classées dans le top 15 des listes de départ de la Coupe du monde par discipline, plus ses chances d’être tiré au sort sont élevées.
Et sur ce point, la Suisse en compte moins chez les femmes que lors des saisons précédentes.