Après sa chute spectaculaire lors de l’entraînement de descente à Bormio en décembre, Cyprien Sarrazin poursuit toujours sa rééducation. Le Français ne fera pas son retour en Coupe du monde cette saison. En revanche, il a pu rechausser les skis en décembre et tracer ses premiers virages dans la neige, un moment qu’il décrit presque comme magique.
Mais cet hiver, le double vainqueur de la Streif ne s’est pas limité au ski alpin. Ces dernières semaines, on l’a aussi vu régulièrement… en ski de fond. Il l’a raconté à Kitzbühel, en marge de la présentation du documentaire «Downhill Skiers» de Bild: «Depuis janvier, j’ai passé neuf ou dix jours au moins deux heures sur des skis. Et ce n’est pas pour l’entraînement».
La raison: Laura Gimmler. Sa nouvelle compagne est une fondeuse professionnelle, plusieurs fois championne d’Allemagne. En 2023, elle a remporté l’argent en relais aux Championnats du monde de Planica. Avec l’équipe, elle a aussi décroché son premier podium individuel en Coupe du monde, avec une troisième place à Lahti.
Pendant sa rééducation, Cyprien Sarrazin passe beaucoup de temps avec elle… et avec son sport. «J’y prends vraiment beaucoup de plaisir», confie-t-il.
Des retrouvailles insolites avec ses rivaux
En ski de fond, Sarrazin croise parfois des visages familiers du circuit de descente. Ce n’est pas forcément au goût de tout le monde. «Simon Jocher déteste le ski de fond», glisse-t-il en souriant.
Comment le sait-il ? Le descendeur allemand est en couple avec Coletta Rydzek, coéquipière de Laura Gimmler en équipe nationale et en relais. Résultat: Simon Jocher se retrouve régulièrement sur les pistes de fond, parfois à contrecœur. «Mais l’ambiance est sympa et on rigole toujours», assure Cyprien Sarrazin.
Aux Jeux Olympiques... autrement
Après son grave accident, une participation aux Jeux olympiques n’était évidemment pas envisageable pour le vice-champion du classement de descente de la saison 2023/24. Pourtant, le Français sera bien présent en Italie.
Ces derniers jours à Kitzbühel, il a d’ailleurs retrouvé l’atmosphère de la Coupe du monde en assistant aux entraînements. Mais pour les Jeux, son rôle sera différent: «Je serai là… en tant que fan de ski de fond».