Alexis Monney déçu
«Quand Franjo est arrivé, j'ai fait une croix sur la médaille»

Le Fribourgeois Alexis Monney a terminé 5e de la descente olympique. Le skieur des Paccots était déçu, lui qui a perdu beaucoup de temps sur le haut de la Stelvio.
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Alexis Monney a terminé cinquième de la descente olympique.
Photo: AP
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Matthias DavetJournaliste Blick

Entre Châtel-Saint-Denis et Bormio, ils étaient nombreux à vouloir qu'Alexis Monney brille. Le skieur fribourgeois, dernier vainqueur en Coupe du monde sur la Stelvio de Bormio, faisait partie des prétendants aux médailles. Quand il est arrivé, avec son dossard No 6, il a vu du vert. Mais il n'avait pas le temps de s'asseoir sur le fauteuil de leader que Marco Odermatt déboulait devant lui (+0"05). «Quand j'ai vu que Marco n'avait que cinq centièmes d'avance, je me suis dit qu'une médaille était possible», explique le Fribourgeois.

Puis, Franjo von Allmen est arrivé. Le Bernois a mis tout le monde, et surtout ses deux compatriotes, d'accord. Il a mis respectivement 70 et 75 centièmes à Marco Odermatt et Alexis Monney. «Aujourd'hui, il a montré qu'il était vraiment fort, salue le Friourgeois. On a quand même un champion olympique suisse et ça, c'est plutôt pas mal.» Fair-play de la part du descendeur de 26 ans.

«Le podium était atteignable»

Mais de base, Alexis Monney n'y croyait pas trop. Le skieur des Paccots a en effet perdu passablement de temps sur le haut du tracé. «J'ai voulu skier les mêmes lignes que hier alors qu'on allait un peu plus vite, analyse-t-il à chaud. C'était un peu trop risqué. Mais j'ai joué et j'ai perdu.» De son propre aveu, il ne pensait pas voir du vert à l'arrivée.

«Le plus dommage, c'est que le podium était atteignable, peste le Fribourgeois. Mais c'est la vie, c'est la descente.» Le point positif est qu'il a montré qu'il faisait partie des meilleurs skieurs du plateau. Il reste encore deux disciplines (le combiné par équipes et le super-G) pour Alexis Monney pour décrocher une médaille olympique. En 2024 à Bormio, il avait décroché la troisième place du super-G. «Le ski est là et il faut que j'arrive maintenant à faire une manche complète», analyse-t-il.

Les conditions météorologiques ne seront aussi pas forcément les mêmes mercredi. Le soleil brillait sur la Stelvio ce samedi matin. «Je ne vais pas m'en plaindre mais j'aurais préféré partir plus tard, parce que je n'aime pas trop les changements de lumière.» À voir ce que la météo lui réservera ces prochains jours.

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