À la relance à Adelboden
Marc Rochat et Daniel Yule: «Plus c’est compliqué, mieux c’est!»

Marc Rochat et Daniel Yule sont à la peine en ce début de saison. Les deux Romands, qui ont brillé à Adelboden par le passé, voudront lancer leur saison sur le Chuenisbärgli.
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Daniel Yule, la veille du week-end de courses d'Adelboden.
Photo: keystone-sda.ch
Thomas Freiburghaus

Si Loïc Meillard (deux podiums) et Tanguy Nef (trois top 10) réalisent une première partie de saison très correcte en slalom, c’est moins le cas du reste de l’équipe de Suisse. Marc Rochat n’a toujours pas inscrit le moindre point (trois fois hors des 30, deux fois disqualifié), pendant que Daniel Yule n’a su accéder qu'une seule fois au top 20 (11e à Gurgl). Point sur la situation avec les deux techniciens avant Adelboden, où ils ont brillé par le passé.

Trois top 10 à Adelboden

Marc Rochat le reconnaît, il réalise «un début de saison compliqué». Sur le papier, cela ressemble à une copie conforme de la saison passée, où il n’avait pas marqué un seul point lors des cinq premiers slaloms. «Mais c’est moins compliqué que l’an dernier, où j’avais un sentiment d’incapacité, de doute. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, je sais ce que je suis capable de faire», nuance le Lausannois.

L’an dernier, il avait lancé sa saison à Adelboden, signant une superbe dixième place, après une deuxième manche de feu. «S’il y a bien une personne capable de changer les choses dans les moments compliqués, c’est moi, avance-t-il. Et d’autant plus à la maison.»

Car le Chuenisbärgli, c’est un peu la piste fétiche de Marc Rochat, qui y a déjà signé trois top 10, dont son seul top 5 en Coupe du monde (en 2024). Porté par le public, sur une neige et une piste qui lui conviennent, il se sait capable de tout dimanche.

De bons souvenirs

Pour Daniel Yule, c’est un peu le même topo. Le skieur du Val Ferret a changé de matériel (passant de Fischer à Atomic) l’été dernier… sans les résultats escomptés. «On est en retard. Mais dans les dernières semaines, il y a eu du progrès, analyse-t-il. Mercredi soir (nldr: à Madonna di Campiglio), en première manche, j’ai de nouveau eu des sensations, des secteurs dans lesquels je régatais avec les meilleurs.» De bon augure pour celui qui doit «reconstruire la confiance» sur ses nouveaux skis.

Vainqueur sur le Chuenisbärgli en 2020, Daniel Yule, lui aussi, se sait capable du meilleur dimanche. «J’aime ces pistes nettement plus compliquées du mois de janvier. Ce sont des classiques, des combats. J’ai de bons souvenirs ici», lance-t-il. À lui de s’en créer de nouveaux.

«Plus c’est compliqué, mieux c’est», pourrait être le mantra de Marc Rochat, comme celui de Daniel Yule. Les deux Romands auront fort à faire dimanche, sur la mythique piste d’Adelboden. Pour (enfin) lancer leur saison?

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