«Je suis vraiment très content d'être arrivé jusque-là dans ce tournoi, et même d'avoir pu évoluer à ce niveau ici après tout ce que j'ai vécu», a souligné Roger Federer, dont la rééducation fut très longue après sa double opération au genou droit subie l'an dernier.
«Bien sûr que je voudrais jouer de nouveau ici. Mais à mon âge, on ne sait jamais ce qui peut se passer», a poursuivi l'octuple vainqueur du tournoi, éliminé en quart de finale mercredi, qui va désormais s'accorder du temps pour fixer la suite de son programme. Il décidera ainsi dans les prochains jours de participer ou non aux JO de Tokyo, prévus dès le 23 juillet.
«Après ces 18 mois difficiles et mon 1er tour (ndlr: remporté sur abandon d'Adrian Mannarino), le danger existait de perdre tôt. Mon corps ou ma tête auraient pu ne pas suivre. Je me suis donc prouvé beaucoup de choses», a assuré Roger Federer. «J'aurais aimé faire encore mieux, mais ce n'était juste pas possible», a-t-il regretté. Le Bâlois avait déjà évoqué ces craintes pour l'avenir à Londres.
«Au final, je me rends compte qu'il me manque encore un petit quelque chose», a-t-il concédé, conscient que sa forme physique est loin d'être optimale. «Mon jeu de jambes aurait dû être meilleur. Je ne peux pas encore bouger aussi bien que je le voudrais. Surtout en défense, là où ça devient compliqué face aux meilleurs.»
(ATS)