La Fédé de basket optimiste
«On a souvent tendance à s'auto-flageller»

Après un été mouvementé, Swiss Basketball aborde sereinement le début des championnats de SBL ce week-end. L'élite évoluera sur une formule à dix équipes chez les hommes et à huit pour les dames.
Publié: 27.09.2023 à 17:59 heures
La saison de basketball suisse s'apprête à redémarrer.
ATS

«On se réjouit de la dynamique du basket masculin et féminin, a déclaré le secrétaire général de Swiss Basketball, Erik Lehmann, lors de la conférence de presse d'avant-saison, mercredi à Fribourg. On a souvent tendance à s'auto-flageller, mais je pense que le niveau est tout à fait convenable et homogène.»

Erik Lehmann s'attend à des championnats plus serrés, même si Fribourg Olympic chez les messieurs et Elfic Fribourg chez les dames devraient à nouveau tenir les premiers rôles. «Je pense qu'il n'y aura pas de Grand Chelem chez les messieurs, où les titres seront mieux répartis», a-t-il assuré.

L'ancien coach à succès d'Hélios Basket est ravi qu'un nombre pair d'équipes soit engagé tant chez les messieurs que chez les dames. Tout comme Gilles Delessert: «Un calendrier à neuf équipes est beaucoup plus complexe à gérer qu'à dix ou à huit. Il faut éviter les longues périodes sans match à la maison», a glissé le responsable de la planification au sein du département Compétition.

Il y aura dix équipes cette année: Vevey a reçu la licence

Il s'en est pourtant fallu de peu pour que cette structure à dix équipes en LNA masculine ne soit pas possible cette année. Vevey Riviera a en effet obtenu in extremis sa licence de jeu pour continuer à évoluer parmi l'élite. «Le Comité National de Conseil et de Contrôle de Gestion (Concecg) a accompagné le club durant tout l'été pour l'aider», a-t-il souligné.

Après les retraits de Boncourt et de Swiss Central, Swiss Basketball a tout fait pour que Vevey Riviera, finaliste de dernière Coupe de la Ligue, puisse continuer à évoluer dans l'élite. «Je concède qu'il y a une forme d'injustice vis-à-vis des autres clubs qui sont quant à eux restés dans les clous. Mais on a voulu mettre tous les agneaux dans la bergerie», a lâché Erik Lehmann.

«Est-ce qu'il est mieux de tout faire pour sauver un club de tradition ou de le saquer dès le mois de mai?», lorsque la commission des licences rend son premier verdict. «Je pense qu'il est souhaitable d'accompagner le club afin de l'aider à professionnaliser ses structures», a précisé Erik Lehmann, se réjouissant que «Vevey (soit) mieux armé pour l'avenir.»

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Les équipes nationales ont des échéances importantes

L'avenir à moyen terme, ce sont aussi les prochaines échéances des équipes nationales. Les dames seront en lice dans les qualifications de l'Euro 2025 avec une seule fenêtre prévue cette saison, en novembre (deux matches). «On a des ambitions et de l'espoir avec une nouvelle génération qui arrive et un nouveau coach expérimenté, Hervé Coudray», a expliqué Erik Lehmann.

Les hommes disputeront eux la première partie des pré-qualifications de la Coupe du monde 2027, avec là aussi une seule fenêtre (deux matches en février). «Pour cette Coupe du monde, le chemin est long et escarpé, mais on a beaucoup d'espoir aussi. Ce n'est pas une vue de l'esprit de voir la Suisse se qualifier, pour autant que tous les clubs s'engagent dans la même direction», a-t-il assuré.

Rappelant que «l'équipe nationale est LE produit phare de la fédération», Erik Lehmann est pourtant bien conscient que le basket suisse est à la croisée des chemins: «La ligue reste très amateure. On aura des décisions stratégiques majeures à prendre dans les cinq prochaines années. Voudra-t-on devenir plus ou moins professionnel?» La question est lancée.

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