Roman Josi est exceptionnel
Suisse - Italie, les trois étoiles suisses du match

La Suisse n'a pas été extraordinaire pour battre l'Italie en 8e de finale des Jeux olympiques. Mais son capitaine, Roman Josi, a été fidèle à lui-même: excellent.
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Roman Josi a livré une nouvelle prestation de premier plan.
Photo: Getty Images
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Si l'on voulait être optimiste après cette chiche victoire suisse face à l'Italie, on se dirait que la Suisse a gardé dans sa poche arrière une bonne prestation pour la suite du tournoi. Face à une faible équipe transalpine, un match de premier plan n'était pas nécessaire. On peut tout de même se dire que les Helvètes ont été relativement solides défensivement et que le power-play va de l'avant. C'est déjà ça.

Voici nos trois meilleurs joueurs suisses

⭐⭐⭐ Roman Josi (défenseur). On a tendance à considérer un bon match de Roman Josi comme un acquis. Il aurait probablement mérité d'être davantage mis en avant lors des précédentes rencontres au profit de certains autres. Mais à force d'être toujours brillant, cela devient la norme. Et la norme ne sort pas du lot.

Corrigeons donc cette erreur aujourd'hui. Car le Bernois a une nouvelle fois été partout. Et face à une équipe incapable de rivaliser avec sa vitesse, il s'est fait plaisir. Le No 90 a eu trois jours ouvrables pour armer son shoot et ajuster la lucarne italienne pour le 2-0. Presque trop facile. 

⭐⭐ Sandro Schmid (attaquant). Le Fribourgeois avait commencé la compétition à la place de treizième attaquant. Comme à son habitude, il a pu mettre sa polyvalence au service de l'équipe de Suisse. Responsable défensivement et engagé offensivement, l'ailier est parfaitement à sa place sur cette troisième ligne. 

Pour ses premiers Jeux olympiques, il profite également d'un solide Calvin Thürkauf au centre pour pouvoir apporter sa vitesse et son énergie. Complétée par un toujours aussi remuant Christoph Bertschy, cette triplette est une belle découverte de ce tournoi.

Leonardo Genoni (gardien). Vingt tirs cadrés et vingt arrêts. La seule chose qu'il n'a pas attrapée, c'est une grippe. Pourtant durant 11 minutes, Leonardo Genoni aurait pu prendre froid. S'ils n'avaient pas regardé la feuille de match, les joueurs italiens n'avaient aucun moyen de savoir qui était le gardien adverse tant ils en sont restés loin en début de match.

Par la suite, il a par contre su faire les arrêts lorsqu'il le fallait. Et comme la Suisse a eu la mauvaise idée de ne pas prendre le large, il fallait être solide à 2-0 pour ne pas laisser les Italiens revenir. Il l'a été et a prouvé, une fois encore, que si l'on veut gagner un match international, c'est avec lui et personne d'autre. 

Et vous, auriez-vous également attribué cette distinction à Roman Josi?

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