Pour Tom Stauffer, l'entraîneur de l'équipe masculine de Swiss-Ski, les Jeux olympiques ne commencent pas de la meilleure des manières. A l'origine, ce stratège de génie avait prévu de visiter le Stelvio avec son équipe mardi matin. Mais cela n'a pas été le cas.
L'inspection du parcours par les coachs a été annulée en raison d'une trop grande quantité de neige fraîche. Et ce n'est pas tout: selon les prévisions météorologiques, le premier entraînement de descente de mercredi est également menacé.
«Aux Jeux olympiques, nous dépendons tout particulièrement d'une météo favorable, car les reports ne sont pas vraiment possibles en raison du programme très chargé», explique Walter Reusser, directeur sportif de Swiss-Ski, avant d'ajouter: «Il se pourrait donc que la descente se déroule sur une piste fortement raccourcie, ce qui serait particulièrement dommage, et même honteux, pour ce parcours spectaculaire à Bormio». Les règles sont claires: ce n'est que lorsqu'au moins un entraînement a été effectué sur toute la longueur de la piste que la course peut également avoir lieu sur toute la piste.
Toujours est-il qu'il y a une lueur d'espoir, au sens littéral du terme, pour jeudi. Les prévisions des météorologues laissent espérer que les entraînements pourront alors se dérouler sur toute la longueur du Stelvio. Le soleil devrait en effet briller ce jour-là.
Le temps sera-t-il fatal à Stefan Rogentin?
Les prévisions pour la journée de course de samedi sont également prometteuses. Les choses se présentent moins bien en ce qui concerne la qualification interne de l'équipe suisse. Blick a appris que le dernier vainqueur de la descente de Bormio, Alexis Monney, prendra finalement le départ de la discipline reine, contrairement à la décision prise lundi, tandis que le Zurichois Niels Hintermann et le Grison Stefan Rogentin iront en barrage pour la dernière place restante dans le portillon de départ, aux côtés d'Alexis Monney et des deux leaders de l'équipe, Marco Odermatt et Franjo von Allmen. Mais qu'en sera-t-il si, en raison des conditions météorologiques, il n'y a pas de deuxième entraînement?
«Dans un tel cas, c'est le jugement de l'entraîneur qui s'appliquerait», précise Tim Stauffer. Le Bernois ne veut pas en dire plus à ce sujet pour le moment. Mais on peut supposer qu'en cas de jugement de l'entraîneur, c'est Stefan Rogentin qui en ferait les frais. Alors que Niels Hintermann a une sixième et une septième place à son actif, Stefan Rogentin n'a qu'une huitième et une treizième places à présenter.