Pour l'heure, l'équipe de Suisse peut se dire qu'elle n'a finalement remporté qu'une seule «grosse» victoire. C’était en prolongation face à la Tchéquie. On peut sas autre parler de match référence pour la troupe de Patrick Fischer. Contre la France et l'Italie, les succès ont été largement moins inspirants.
Depuis le début de ce tournoi olympique, plusieurs internationaux suisses sortent du lot. Roman Josi, évidemment, mais également Timo Meier, Sven Andrighetto, Pius Suter ou Philipp Kurashev. À l'inverse, ils sont quelques-uns à ne pas avoir apporté autant que prévu ou autant qu'espéré. Mais une bonne prestation contre la Finlande pourrait faire oublier un début de tournoi moyen. Voici les trois individualités qui doivent absolument hausser le ton. Une dans chacune des trois premières lignes.
Nino Niederreiter (attaquant)
Pas besoin de le lui dire. Le Grison sait très bien qu'il est la déception de ce début de tournoi avec 0 but et 0 assist en quatre matches. Au-delà de ces chiffres, c'est également l'impression visuelle qui n'est pas franchement encourageante pour Nino Niederreiter. Il ne paraît pas avoir le même coup de patin que d'habitude. Il dit lui même avoir été touché à un genou, ce qui lui pourrit sa saison.
Avec 4 points lors des 30 derniers matches en NHL avec les Winnipeg Jets, le No 22 de cette sélection nationale est également à la peine en club. Ce n'est donc pas forcément une surprise de le voir tirer la langue sous les drapeaux. Mais son jeu physique et sa capacité à déménager dans les bandes devront être au rendez-vous de ce quart de finale. Et s'il pouvait également marquer un but ou l'autre, ce ne serait pas de refus.
Nico Hischier (attaquant)
Si l'on regarde uniquement les points, le Valaisan n'a pas à se cacher avec un but et trois assists en quatre matches. Seul Timo Meier a plus compté que lui depuis le début du tournoi. Mais si l'on se penche plus en détail sur ses prestations, il y a tout de même une sérieuse marge de progression, notamment lors des premiers matches. Après avoir été malade peu avant le tournoi, il a souffert d'un déficit physique lors des premiers matches.
La bonne nouvelle? Nico Hischier était impliqué sur les trois buts lors du huitième de finale face à l'Italie (1 but, 2 assists). S'il arrive à son meilleur niveau pour ce duel face à la Finlande, c'est tout le visage de l'équipe de Suisse qui s'en trouvera amélioré.
Calvin Thürkauf (attaquant)
Le Zougois de Lugano ne fait pas un mauvais tournoi. Replacé au centre de la troisième ligne après avoir commencé le tournoi sur une aile (choix qui étonnera toujours), Calvin Thürkauf fait un tournoi propre. Son trio avec Sandro Schmid et Christoph Bertschy fonctionne bien et se crée des occasions. Mais il ne marque pas. Les trois hommes n'ont pas le moindre points au compteur depuis le début de ce tournoi malgré des prestations solides, notamment de Sandro Schmid.
Dès lors il serait crucial que Patrick Fischer puisse compter sur une troisième ligne d'impact lors de ce match qui pourrait rapidement devenir un duel tactique entre deux entraîneurs. Et comme la Finlande aura l'avantage de choisir ses lignes en dernier, il faudra pouvoir réagir au musellement de celle de Timo Meier par une triplette défensive adverse. Et c'est à ce moment que le trio de Calvin Thürkauf devra élever son niveau. Si le sélectionneur national ne change pas son alignement, bien entendu.