Elle ne veut pas parler. Pas pour l’instant. Peut-être garde-t-elle ses mots pour le jour où elle passera la médaille d’or olympique autour de son cou. Une chose est sûre: Lindsey Vonn est sur toutes les lèvres lors de l’entraînement de descente.
Rien d’étonnant à cela. Elle revient à haut niveau avec une prothèse partielle au genou droit et un ligament croisé rompu au genou gauche. Et pourtant, rien ne transparaît. «Si je ne le savais pas, je ne l’aurais pas remarqué», glisse Aksel Svindal.
Le Norvégien est son entraîneur, il raconte: «Lindsey n’a jamais eu peur pendant la course. C’est ce qu’elle m’a dit. Elle se sentait bien. Et c’est un très bon signe.»
Le rêve doré continue
Lindsey Vonn a terminé l’entraînement à la onzième place. Un classement sans grande signification. Ce qui compte, c’est la manière. Elle skie bien, prend de la vitesse. Et surtout sans la moindre gêne physique. Même les nombreux sauts ne semblent pas l’affecter.
Svindal compare avec sa propre expérience: «Quand je me suis rompu le ligament croisé à Kitzbühel en 2016, le ménisque était aussi touché et le cartilage quasiment détruit. C’était bien plus grave. Ce n’est pas le cas de Lindsey. Elle a probablement eu de la chance: la déchirure est nette.»
Qu’en est-il alors de la rumeur selon laquelle son ligament ne serait finalement pas rompu ? «Je n’ai pas vu les images de l’IRM, mais c’est ce que les médecins ont diagnostiqué. Je leur fais confiance.»
Qu’une telle blessure ne semble provoquer aucune douleur reste impressionnant, même pour un double champion olympique. «Mentalement, elle est incroyablement forte. Elle reste toujours positive.»
La conclusion de Svindal tombe comme une évidence: «Le rêve d’une médaille est bien là.» Reste désormais à savoir si Lindsey Vonn prendra-t-elle le départ du deuxième entraînement samedi.