À l’origine, Swiss Olympic tablait sur une délégation d’environ 180 athlètes. «Mais toutes les places de quota disponibles n’ont finalement pas pu être décrochées», explique Ralph Stöckli. L’ancien curleur endosse pour la troisième fois le rôle de chef de mission et a désormais arrêté la sélection pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina.
«Nous avons retenu 175 athlètes. Il s’agit tout de même de la plus grande délégation suisse jamais engagée aux Jeux olympiques d’hiver», a déclaré Stöckli lundi à Dietikon (ZH), lors de l’annonce officielle. La répartition entre femmes et hommes (84 contre 91) est quasiment équilibrée, notamment en raison des règles désormais strictes imposées par le CIO.
15 médailles les deux dernières fois
Reste la grande question: combien de médailles ces 175 athlètes ramèneront-ils en Suisse au terme des deux semaines olympiques (cérémonie d’ouverture le 6 février)? Le chef de mission élude la question. Déjà avant les Jeux d’été 2024 à Paris, Swiss Olympic avait renoncé à fixer un objectif chiffré.
Ralph Stöckli se montre toutefois confiant. «Cette équipe a les moyens de réaliser de belles choses», glisse-t-il. Le potentiel est bien présent, «si l’on se réfère aux 15 médailles remportées à Pékin en 2022 et à Pyeongchang en 2018. Il est évident que ces performances servent de référence».
En clair, Swiss Olympic nourrit à nouveau l’espoir d’une quinzaine de podiums – voire davantage – en 2026. Les attentes se concentrent logiquement sur des disciplines comme le ski alpin, le skicross, le curling, le ski freestyle ou encore le ski-alpinisme, qui fera son entrée au programme olympique. «Il y aura aussi des surprises», assure Stöckli, sans toutefois faire de pronostic.
Pas de chiffres, mais des ambitions
Pour Swiss Olympic, un objectif chiffré n’est plus d’actualité. L’ancien curleur ne glisse qu’une seule allusion à cela lors de la présentation de la sélection féminine en hockey sur glace: «Les États-Unis et le Canada sont clairement les grandes favorites. Mais il reste une troisième marche du podium…». À Sotchi, en 2014, les Suissesses avaient déjà créé la surprise en décrochant le bronze.
Le chef de mission justifie cette approche par un changement de mentalité: «Il ne nous paraît plus pertinent de définir un objectif global pour toute une délégation. Évidemment que nous visons la réussite, mais elle ne peut pas être réduite au seul nombre de médailles. Souvent, ce sont des détails infimes qui font la différence. Et ils ne sont pas tous maîtrisables.»
Autrement dit, Swiss Olympic entend désormais juger les performances de manière plus fine, sans retomber dans l’ancienne logique selon laquelle seule la médaille compte, tandis que la quatrième place serait synonyme d’échec.