Le coup de gueule de Matthias Davet
Mise en abîme: mon coup de gueule de ces Jeux, ce sont… les coups de gueule. Trop souvent à mon goût, les athlètes y sont allés de leurs critiques acerbes envers la qualité de la neige, des pistes ou de l'ambiance autour de ces JO. Tout n'a certes pas été parfait, mais il faut aussi relativiser. Habitués des pistes parfaites préparées durant des semaines, des athlètes ont parfois tendance à oublier que, derrière le travail, il y a des gens comme eux et moi qui mettent tout en œuvre pour rendre les Jeux magnifiques. Surtout que ces critiques n'ont pas empêché certains de tout de même monter sur le podium. Il faut croire que ce n'était donc pas si mal.
Le coup de gueule de Grégory Beaud
Lorsqu'un spectateur, Sébastien, m'a contacté en m'envoyant cette photo pour me dire que la vue de sa place était moyenne, j'ai eu de la peine à y croire. Je me suis donc rendu «sur site» et effectivement, c'est bel et bien une place «normale» qui lui a été vendue et non un ticket à visibilité réduite.«Mais des options de replacements sont proposées», nous propose-t-on du côté de l'organisation. Une réponse qui fait rire Sébastien: «On s'est mis aux places de presse pour voir un peu mieux et on s'est fait dégager. Mais on ne nous a rien proposé d'autre.»
Toujours est-il que la patinoire de Milan a finalement été une catastrophe organisationnelle. Files à rallonges, buvettes dépassées, spectateurs perdus, bénévoles les plus gentils du monde mais dépassés. Bref la mésaventure de Sébastien ne fait que refléter le sentiment de bon nombre de personnes ayant visité Santagiulia. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de se rendre sur site pour vivre un match du tournoi olympique? Le CIO doit urgemment revoir sa copie. Le jeu proposé était grandiose et l'écrin proposé n'était tout simplement pas à la hauteur.