Polémique avant l'ouverture
«Ils ont préféré des gens du spectacle aux anciens champions»

L'absence de plusieurs grands noms des sports d'hiver italiens parmi les porteurs de la flamme des JO 2026 de Milan Cortina (6-22 février) a déclenché de vives réactions au sein de la classe politique italienne.
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La torche olympique est passée par la Grèce début janvier.
Photo: Getty Images
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AFP Agence France-Presse

Dans un entretien à la «Gazzetta dello Sport», publié mardi, le fondeur Silvio Fauner, membre du relais italien sacré champion olympique en 1994 à Lillehammer (Norvège), regrette d'avoir «été snobé» par les organisateurs du relais de la flamme, parti de Rome le 4 décembre.

«Il n'y a pas de respect pour nous, les champions, je considère cela comme une offense incroyable», a déclaré le quintuple médaillé olympique qui dit parler au nom de dix sportifs ayant remporté un total de 35 médailles, comme Marco Albarello, Giorgio Di Centa, Cristian Zorzi ou Pietro Piller Cottrer. «Nous sommes tous en colère (...) Nous n'avons été impliqués en aucune manière dans aucune initiative pour les Jeux olympiques d'hiver dans notre pays. Ni porteurs de la flamme, ni ambassadeurs, aucun rôle. Rien», a-t-il poursuivi.

«Incompréhensible et déconcertant»

«Ils ont préféré des gens du spectacle, comme l'Uomo Gatto (ndlr participant d'un jeu télévisé), des chanteurs qui n'incarnent pas le sport olympique», a souligné Fauner. L'ancien skieur alpin Kristian Ghedina avait tenu des propos similaires le mois dernier, mais les déclarations de Fauner ont cette fois déclenché une réaction de la classe politique.

«Le choix des porteurs de la flamme est incompréhensible et déconcertant. D'autant plus que cela n'a été en aucun cas concerté avec le ministère (des Transports) de Matteo Salvini, qui plus que quiconque s'est investi pour la réalisation des Jeux», a écrit dans un communiqué la Ligue, le parti d'extrême droite de Matteo Salvini, grand artisan de la construction de la piste de bobsleigh de Cortina.

Le ministre des Sports Andrea Abodi a, lui, demandé «des informations au comité d'organisation Milano-Cortina et au Comité olympique italien pour comprendre quels ont été les critères de sélection».

10'001 relayeurs

«En principe, il est évident que les légendes du sport, ceux qui ont fait l'histoire, devraient être tenus en très haute et absolue considération. Moi aussi, j'ai été un peu étonné», a reconnu Andrea Abodi.

Le relais de la flamme, un voyage de deux mois et 12.000 kilomètres dans les mains de 10.001 relayeurs à travers toute l'Italie, prendra fin le 6 février avec l'arrivée dans le stade de San Siro pour la cérémonie d'ouverture des JO-2026.

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