Guy Parmelin avec les fans suisses à Milan
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Vidéo:Guy Parmelin avec les fans suisses à Milan

Le président avec les fans de ski
«Guy Parmelin était très sympa et très accessible»

La maison suisse de Milan accueillait un invité de marque pour la descente de ce samedi. Guy Parmelin a suivi le sacre de Franjo von Allmen en compagnie des fans suisses.
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Guy Parmelin a fêté la vcitoire de Franjo von Allmen en compagnie des fans à la maison suisse de Milan.
Photo: keystone-sda.ch
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Grégory BeaudJournaliste Blick

C'est à 200 kilomètres de la Stelvio de Bormio que Guy Parmelin a suivi le sacre de Franjo von Allmen. L'homme politique était présent du côté de la maison suisse de Milan où il a pris place devant l'écran géant en compagnie des fans suisses. Pascale était sa voisine la plus proche. «Ce n'était pas prévu au moment où nous nous sommes assis pour suivre la course, rigole-t-elle. Mais c'était une bonne surprise.»

Avant la course, le vigneron de Bursins a eu fin nez. «J'espère que nous pourrons fêter un titre suisse avec un verre de Chasselas», a-t-il rigolé avant de s'asseoir et de regarder très attentivement la course. À sa droite, Pascale a pu vivre un moment convivial avec le Vaudois. «Il était très sympa et accessible, s'étonne-t-elle presque. Nous avons pu échanger et j'étais très étonnée de voir à quel point il connaissait bien le sport.»

«J'ai refusé un verre de blanc»

Très proche de ses concitoyens, il a tenu à rester jusqu'au trentième dossard devant l'écran géant tout en respectant le protocole minuté d'un chef d'état. «On a voulu me proposer un verre de blanc avant la fin de la course, nous a-t-il confié. Mais j'ai dit non. Je voulais être sûr que c'était bon avant de me réjouir.»

Au milieu de la foule — une centaine de personnes avaient fait le déplacement de la maison suisse pour l'occasion —, Guy Parmelin a pris le temps de répondre aux sollicitations des supporters suisses présents en prenant des photos et des selfies. «Je n'ai pas pu m'empêcher, rigole Pascale. Ce n'est pas une occasion qui se présente tous les jours.» La supportrice, qui cherche toujours deux billets pour le match Suisse - Canada, n'a pas osé demander à son prestigieux voisin. «Cela ne se faisait quand même pas», concède-t-elle.

Émotions partagées

Au moment où les Suisses étaient aux trois premières places, elle aurait presque dû tenter sa chance. Dans l'euphorie du moment, qui sait... De ce triplé potentiel, la délégation à croix blanche n'a finalement eu «que» l'or à se mettre sous la dent. «Comme l'a très bien dit le Fribourgeois Alexis Monney, cinquième, on ne retient que les trois premiers lors des Jeux olympiques, remarque Guy Parmelin. Je suis partagé après cette course. J'ai forcément apprécié le titre olympique, mais je partage la déception des Suisses qui ont terminé 4e et 5e (Marco Odermatt et Alexis Monney).»

JO 2026: Le président Guy Parmelin fête le sacre de Franjo von Allmen
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Reste à savoir si le Vaudois n'a pas de problème à partager son titre de Suisse le plus en vue avec le Bernois, champion olympique. Il rigole de bon cœur à la boutade: «Je pense qu'il a d'autres préoccupations actuellement. Il doit à la fois essayé de se réjouir de cette victoire qui est magnifique, et je le félicite vraiment, parce que c'était une course incroyable. Mais je pense qu'il doit déjà se reprojeter pour la suite et ne pas perdre trop d'influx. Donc le Conseil fédéral joue son rôle et Franjo von Allmen joue le sien.»

«C'est naturel d'être ici»

Toutes les personnes croisées à la maison suisse de Milan saluent la présence de Guy Parmelin au milieu des gens. «Cela prouve que c'est une personne simple, nous souffle Fabrice, présent à Milan jusqu'en fin de semaine. Je m'attendais à voir de nombreux policiers et un service de sécurité strict. Mais j'ai même pu parler un peu avec.»

Pour le président de la Confédération, cette proximité fait partie de sa façon de vivre la politique: «C'est naturel, mais je ne suis pas le seul, tient-il à préciser. Vendredi, j'étais au match de hockey féminin Suisse - Tchéquie et j'y ai rencontré mon homologue Petr Pavel, dont j'avais fait la connaissance puisqu'il était venu en visite d'État en Suisse. En 2024, son pays avait battu le nôtre en finale du mondial. Je lui ai donné rendez-vous cette année pour la finale à Zurich pour une victoire suisse. Il n'était pas d'accord (rires).»

Retour pour la finale du hockey?

Ce premier acte à Milan a été remporté par la Suisse puisque les Helvètes ont dominé les Tchèques 4-3 après les tirs aux buts. Porte-bonheur, Guy Parmelin? «Tout le monde me demande si je vais rester, mais ce n'est pas possible à moins que le Conseil fédéral, le Parlement ou les commissions décident de venir siéger à Milan pendant les Jeux olympiques. Mais je souhaite tout le meilleur pour les sportifs et sportives suisses pour la suite des Jeux olympiques.»

Il lance tout de même une promesse en guise d'espoir: «Si la Suisse joue la finale du tournoi de hockey sur glace, j'essayerai de revenir. Peut-être que cela va les motiver (rires).» Le rendez-vous est pris.

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