Descente mythique
La Tofane de Cortina, piste de descente mythique qui aime varier les plaisirs

Moins brutale que la Stelvio de Bormio, la «Olimpia delle Tofane» sera le théâtre de la descente femmes des JO 2026. Une piste mythique et «de coeur» pour plusieurs athlètes.
1/2
Sofia Goggia sur la piste mythique de Cortina.
Photo: keystone-sda.ch
Post carré.png
AFP Agence France-Presse

Si la piste de Bormio, où se déroulera samedi la descente hommes, est qualifiée de «lion», la Tofane, créée en 1956 pour les JO de Cortina, se distingue par sa technicité et tiendrait plus de la tigresse. Elle est aussi, avec la station de Cortina qui l'abrite, l'une des raisons du retour spectaculaire de la star américaine Lindsey Vonn, 41 ans.

Moins longue d'un kilomètre que la Stelvio (2,5 contre 3,5 km), la Tofane, du nom de la montagne dans laquelle elle est tracée, présente un dénivelé de 760 mètres et débute à 2320 m d'altitude, abruptement, par un mur dépassant les 70%, entre les roches des Dolomites.

«C'est une piste qui, moi, m'a terrifiée quand je suis rentrée en Coupe du monde... Je me suis dit 'Houla, qu'est-ce que c'est que ce truc?'», commente la Française Camille Cerutti. Mais la skieuse de 27 ans a fini par la dompter et a désormais «hâte de la skier». «De ne pas me faire manger par la piste mais plutôt de dicter, moi, un peu le sujet», dit-elle. Avec ses coéquipières Romane Miradoli et Laura Gauché, elle fait partie de celles qui se félicitent de son aspect davantage technique que d'autres descentes du circuit.

Après ce mur initial qui requiert une mise en action immédiate, les ruptures de pente interviennent (29% de moyenne) avec un enchaînement de courbes nécessitant une lecture optimale, jusqu'au saut final.

«On ne s'ennuie pas!»

«Elle est vraiment très très belle, c'est un peu notre piste référence chez les filles», assure Laura Gauché, qui y a obtenu ses meilleurs résultats en descente et a réalisé un excellent 7e temps lors du premier entraînement vendredi. «C'est vraiment très beau, il y a des endroits où on va assez vite, vers les 135 km/h, des mouvements de terrain, des parties raides, un peu de plat, on ne s'ennuie pas», résume-t-elle.

De quoi en faire la «piste de coeur, intense et libre» de l'Italienne Sofia Goggia, une des favorites dimanche. «Sa partie la plus difficile, c'est le départ avec cette traverse qui te met tout de suite dedans, avec une courbe pied gauche très difficile», confirme-t-elle.

Bien sûr, la météo conditionnera son état dimanche, alors que de fortes chutes de neige sont intervenues ces derniers jours. «J'aimerais que la neige soit plus dure», note Goggia, au même titre que sa compatriote Federica Brignone, de retour de grave blessure et dont la présence dimanche est encore incertaine.

«Là, c'est un peu mou, donc ça ne répond pas vraiment, ils ont fait des gros sauts, les atterrissages sont un peu dans le plat», a commenté la No 1 mondiale de l'hiver dernier après la première session d'entraînement vendredi. «Mais ils ont fait un incroyable travail parce que ce n'était pas donné avec toute la neige qui est tombée», a toutefois jugé «Fede».

Articles les plus lus