Des cloches de vache en quarts
Patrick Fischer lance un appel aux supporters suisses

Trois buts (dont deux en power-play), un blanchissage, d'innombrables occasions. La Suisse a dominé l'Italie pour rejoindre les quarts de finale. Patrick Fischer et ses joueurs ne déplorent que l'exploitation des chances.
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Patrick Fischer demande le soutien des supporters suisses pour le quart de finale face à la Finlande.
Photo: Getty Images
Nicole Vandenbrouck

Le barrage contre l’Italie semblait promis aux Suisses. Pourtant, leurs nerfs ont été mis à l’épreuve, l'avantage de deux buts restant longtemps fragile. Une situation qui n’a pas totalement satisfait l’entraîneur Patrick Fischer, malgré la victoire 3-0. «Nous aurions dû tuer le match plus tôt. Nous avons cherché le troisième but, mais nous avons manqué un nombre incalculable d’occasions», résume-t-il. Son autre conclusion sur ce duel face au pays hôte: «Une prestation mature avec le puck, nous n’avons rien concédé et nous avons pris l’adversaire au sérieux dès le début.»

Patrick Fischer insiste sur ce point. Un match a priori abordable n’est pas toujours la meilleure préparation avant un quart de finale face à la Finlande. Mais cette rencontre a au moins démontré la solidité mentale de son équipe, qui n’a pas laissé son esprit vagabonder vers son prochain adversaire. «Nous étions concentrés sur l’Italie, nous les avons respectés. Il fallait d’abord gagner ce match. C’était notre priorité, pour ne pas tomber dans l’arrogance en pensant déjà à la Finlande», explique Sven Andrighetto, passeur décisif sur le 2-0, inscrit par Roman Josi en supériorité numérique.

Sur le 3-0, marqué également en power-play par Nico Hischier, les Suisses n’ont eu besoin que de six secondes pour exécuter parfaitement leur jeu de puissance. De quoi satisfaire Patrick Fischer, qui attend davantage d’efficacité en avantage numérique.

Patrick Fischer lance un appel aux fans suisses

Cette prestation dominante permet-elle d’aborder la suite avec confiance? Le capitaine Josi en est convaincu: «Nous savons comment nous devons jouer pour avoir du succès.» Il connaît d’ailleurs très bien le gardien finlandais Juuso Saros, son coéquipier à Nashville. «Je donnerai quelques conseils aux gars», glisse-t-il avec le sourire. Plus sérieux, il prévient: «Les Finlandais jouent comme nous, très disciplinés dans leur système. Ce sont les détails qui feront la différence.»

Son coach abonde: «Ils sont techniquement très forts, sûrs sur leurs patins, très bien organisés tactiquement et disposent d’une grande puissance offensive.» Un sacré obstacle sur la route de la Nati vers les médailles. D’où l’appel lancé par le sélectionneur: «Nous avons besoin d’un maximum de supporters suisses dans cette arène pour bénéficier de cet avantage. Et qu’ils apportent tous leurs cloches de vache!»

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