Lorsque Blick avait demandé à Noé Roth quel pari il voudrait honorer en cas de médaille olympique, le Zougois avait répondu: «Fais-moi une coupe mulet!» Une coupe radicale, rasée très court sur les côtés, presque jusqu’au cuir chevelu.
Une jolie coiffure? C'est une question de goût. En tout cas, elle ne passe pas inaperçue. Et Noé Roth l’a adoptée sans hésiter après sa médaille d’argent remportée vendredi en individuel. Son coéquipier Pirmin Werner s’est lui aussi prêté au jeu capillaire, rappelant l’initiative des stars du ski lors des Mondiaux 2025.
Fraîchement coiffés, Noé Roth et Pirmin Werner ont repris la compétition pour l'épreuve des aerials par équipes mixtes, avec la jeune Lina Kozomara. Résultat? Une nouvelle médaille d'argent. Un succès sensationnel et inattendu, en partie rendu possible par les erreurs des concurrents. Mais surtout grâce aux sauts exceptionnels de Noé Roth et Pirmin Werner, après la chute de Lina Kozomara en «superfinale».
Pirmin Werner a rompu la «malédiction olympique»
Alors que la Chine a dû se contenter de la troisième place, les États-Unis se sont s’imposés avec une nette avance. La médaille d'argent de la Suisse vient récompenser une performance olympique remarquable de toute l’équipe.
Noé Roth, le Zougois, a ainsi doublé la mise après l’épreuve individuelle. Lina Kozomara, qui disputait ses premiers Jeux olympiques, célèbre un nouveau grand succès au tout début de sa carrière — à peine deux mois après ses débuts en Coupe du monde et un an après sa médaille de bronze aux Championnats du monde en mixtes. Quant à Pirmin Werner, cette médaille représente une délivrance méritée après le ratl de l’épreuve individuelle, où il avait terminé cinquième malgré une solide prestation.
Le skieur acrobatique, ancien gymnaste comme Noé Roth et employé à temps partiel dans le commerce, a livré — comme vendredi — une performance de classe mondiale. Pour le plus grand bonheur de sa large communauté de fans à Livigno. «Vole, Piri, vole», pouvait-on lire sur une banderole brandie par de nombreux supporters ayant fait le déplacement. Et même si les casques empêchaient de voir leurs visages, il semble bien que la nouvelle coiffure ait, elle aussi, contribué à la nouvelle fête des médailles suisses.
Et ce n’est pas tout: Pirmin Werner, qui a grandi au restaurant «Frohe Aussicht» tenu par sa mère, sa grand-mère et sa tante, a encore son propre pari de médaillé à honorer. Son préparateur physique, Gary Bernasconi, peut désormais choisir le motif du tatouage qu’il devra se faire.