Beau-papa et moto
Sue Piller, la surprise fribourgeoise des Jeux

La jeune Fribourgeoise de 20 ans vit à Cortina ses premiers Jeux olympiques. Derrière son succès, un beau-père aussi entraîneur et des trajectoires à moto, sur sa Kawasaki Ninja 650.
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Sue Piller est l'une des étoiles montantes de l'hiver chez Swiss-Ski.
Photo: keystone-sda.ch
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Mathias Germann, Zamir Loshi et Sven Thomann

Pour beaucoup, elle sort de nulle part. C'est ne immense surprise. Mais Sue Piller ne se préoccupe guère des on-dit. À 20 ans, la Fribourgeoise dispute ses premiers Jeux olympiques, une sélection amplement méritée. Cette saison, elle a inscrit ses premiers points en Coupe du monde, terminé cinq fois dans top 30, dont une brillante sixième place récemment.

Un beau-papa également coach

La légende du ski Bernhard Russi ne tarit pas d’éloges à son égard: «Elle a un style tout en finesse, vraiment propre. Très dansant.» Mais d’où lui vient cette technique? Sue Piller a bénéficié d’une formation de grande qualité. Son beau-père, Fred Labaune, est depuis 2014 entraîneur en chef du centre régional de performance de Gstaad et est un spécialiste reconnu du ski alpin.

Il faut savoir que Sue Piller vit depuis longtemps à Gsteig, à deux pas de là. «Fred est l’architecte de ma carrière», confie-t-elle. Particularité notable: son beau-père a longtemps été escrimeur, puis entraîneur national et olympique dans cette discipline, avant de se reconvertir dans le ski.

Sur sa Kawasaki Ninja

Un autre élément explique le style fluide de Sue Piller: la moto. Elle a obtenu son permis au printemps dernier. «À l’époque, je roulais sur une plus petite cylindrée. Mais je voulais un modèle plus puissant, que je me suis offert après mon bon hiver», explique la jeune skieuse.

Depuis, sa Kawasaki Ninja 650 est devenue son petit bijou. Son itinéraire favori? Le retour à Gsteig par le col du Pillon, le col des Mosses, Château-d’Œx et Saanen, soit environ une heure de route. «C’est la liberté. Je peux totalement déconnecter.»

Un simple loisir? Pas seulement. Sue Piller est convaincue que la moto l’aide aussi en ski. «On développe le sens de la bonne trajectoire. Avant, j’avais tendance à entrer trop tôt dans les virages. Cela m’arrive beaucoup moins depuis que je fais de la moto.»

Sue Piller est également passionnée de Formule 1. Supporter de Ferrari, elle tient les pouces pour Charles Leclerc. «Mais pour l’instant, j’ai d’autres priorités», glisse-t-elle en souriant.

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