En début de match face au Canada, Andrea Glauser a pris un mur lorsque Connor McDavid l'a chargé. «Je n'ai pas le puck et je ne le vois pas arriver, nous a-t-il expliqué. Cela fait partie du jeu et moi aussi je mets des checks qui peuvent être durs. L'action en elle-même est correcte. Je fais juste en sorte de charger des joueurs qui peuvent s'y attendre.» Le meilleur joueur du monde s'est-il excusé? «Non.»
Ce choc violent a laissé Andrea Glauser sur le flanc pour deux jours. Après la rencontre, le sélectionneur national, Patrick Fischer, a parlé d'une commotion cérébrale pour son arrière. Mais la bonne nouvelle est qu'il était de retour à l'entraînement ce lundi matin. «Je n'ai jamais eu de maux de tête, précise-t-il immédiatement. Sur le moment, je ne savais pas si j'avais la nuque bloquée ou si c'était la tête qui avait été touchée.»
Pas d'appréhension
Toujours est-il qu'il n'était pas sur la glace dimanche face à la Tchéquie. «Comme la rencontre avait lieu à midi, nous n'avions pas de vrai échauffement le matin, détaille-t-il. C'était important de patiner au moins une fois avant de revenir au jeu pour un match des Jeux olympiques. Si tu n'es pas sûr à 100%, ce n'est jamais une bonne idée d'aller sur la glace.»
Cet entraînement de lundi l'a pleinement rassuré. «Si le coach me met dans le line-up, je serai sur la glace», sourit-il. Le fait qu'il n'ait pas enfilé un maillot distinctif réservé aux blessés est un signe plus que positif. «Je me suis surtout senti très bien sur la glace.» N'a-t-il pas eu une appréhension de remonter sur la glace au moment de savoir comment son corps allait réagir? «Si j'avais eu des problèmes liés à une commotion, oui. Mais là ça n'était pas le cas. J'en ai déjà eu et je sais comment y réagir.»
Se remettre dans le rythme
Après cette petite heure passée sur la glace de la patinoire où la Suisse jouera son huitième de finale face à l'Italie, Andrea Glauser était confiant. Il ne peut pas perdre le rythme de la compétition en deux jours. «Mais c'était tout de même important de bouger un peu, mais surtout de me rassurer. Je me réjouis maintenant de retrouver le jeu.»
Concernant Denis Malgin, Patrick Fischer n'a pas eu d'aussi bonnes nouvelles à donner que pour son défenseur. «Il est toujours en traitement, précise-t-il. Et son épaule est encore douloureuse. C'est certain qu'il ne pourra pas être sur la glace mardi contre l'Italie. Pour la suite, tout est encore ouvert le concernant.»