Soirée mémorable à Montréal
Le jour où Marie-Philip Poulin m'a fait monter sur mes grands chevaux

Cette année, notre journaliste a vécu une première: assister à un match de la ligue professionnelle féminine nord-américaine. Et le déplacement en banlieue montréalaise n’a clairement pas été vain, comme il nous le raconte.
Marie-Philip Poulin a brillé face à Ottawa
Photo: keystone-sda.ch
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Au moment de prendre la direction de la patinoire de Laval, je me demandais où j’allais mettre les pieds. Non pas par inquiétude, mais par réelle curiosité. Je ne savais pas si cette rencontre entre Montréal et Ottawa, disputée en mars dernier, allait me permettre de me forger une opinion claire sur le développement du hockey féminin professionnel en Amérique du Nord.

Puis Marie-Philip Poulin est entrée sur la glace.

Avec son maillot No 29, la légende de l’équipe nationale canadienne semble évoluer dans une autre dimension. Non pas que le niveau général soit faible — bien au contraire. C’est d’ailleurs l’un des enseignements majeurs de la soirée. Le match de PWHL s’est révélé d’excellente facture, disputé devant plus de 8000 spectateurs, dans une ambiance bon enfant, sans la moindre animosité dans les gradins. Un très bon moment de hockey, tout simplement.

Mais il faut être honnête: la lumière était braquée sur Marie-Philip Poulin. D’abord parce qu’elle a inscrit trois buts. Ensuite parce qu’elle a livré un véritable récital. Je savais que la triple championne olympique et quadruple championne du monde possédait un talent hors norme. Je ne l’imaginais simplement pas à ce point. À chaque présence sur la glace, elle donnait l’impression d’avoir toujours un temps d’avance, comme une grande sœur venant rappeler quelques fondamentaux à ses cadettes.

Les moments forts de 2025

Il est déjà l'heure de tirer le bilan de cette année 2025 forte en émotions! Chaque journaliste de la rubrique sportive de Blick Suisse romande a été invité à choisir son sportif et sa sportive suisse pour l'année écoulée, ainsi que son sportif et sa sportive étrangère. Un choix forcément subjectif, sans oublier le «coup de coeur 2025», totalement libre. Bonne lecture et joyeuses fêtes de Noël à toutes nos lectrices et à tous nos lecteurs.

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Une aisance technique rare, une intelligence tactique phénoménale, et surtout cette capacité à faire les bons choix, encore et encore. Voir jouer Marie-Philip Poulin, c’est assister à une leçon de hockey grandeur nature.

Si l’on ajoute à cette impression visuelle un décorum soigné et une atmosphère franchement agréable, cette première expérience de hockey professionnel féminin a été une réussite sur toute la ligne. Je n’ai pas regretté une seconde le déplacement jusqu’à Laval, ni même les températures largement négatives au moment de quitter l’arène habituellement occupée par l’équipe locale de AHL.

Si j’avais été collectionneur de maillots, comme certains amis qui se reconnaîtront, j’aurais sans doute craqué pour un chandail de Montréal. Mais je n’aurais probablement pas su quoi en faire une fois rentré en Suisse. Et les souvenirs récoltés ce soir-là ont bien plus de valeur à mes yeux.

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