«Un cadeau de ma fille»
Et si un bracelet avait porté bonheur à Bienne?

Depuis le début des play-off, l'entraîneur-assistant de Bienne, Oliver David, arbore fièrement un bracelet Pokémon au poignet droit. Superstition? Sorcellerie? Rien de tout ça: la raison est plus simple. Et très touchante.
Publié: 27.04.2023 à 06:12 heures
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Dernière mise à jour: 27.04.2023 à 09:04 heures
Oliver David, assistant de Bienne, a toujours son bracelet Pokémon au poignet
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Les hockeyeurs le disent sans cesse: cela se joue sur des détails. Même sur le banc? En tout cas, Oliver David ne laisse aucun détail au hasard depuis le début des play-off. L'entraîneur assistant du HC Bienne porte un bracelet rose au poignet droit. Sur le bout de plastique, plusieurs Pokémon sont dessinés. Quelle est la signification de cet accessoire? L'Américain arrivé en 2021 dans le Seeland rigole de la question. «Ha, vous avez vu aussi, pouffe-t-il. Je ne suis pas quelqu'un de superstitieux. Mais c'est un cadeau de ma fille. Je sais à peine ce que c'est...»

Oliver David ne se prend donc pas pour un dresseur de Pokémon et Toni Rajala n'est pas son «Dracaufeu», malgré les flammes qui ornent son maillot. «Non, rien de tout ça», sourit-t-il. La raison de ce présent est toute simple. «J'ai deux enfants. Une fille de 7 ans et un fils de 6 ans. Nous leur apprenons la notion du partage. Mon fils a décidé d'offrir ce bracelet à sa grande soeur. Elle a fait de même en me confectionnant une boîte à l'école où elle l'y a déposé.»

Le calendrier est parfois facétieux. Ainsi, sa petite fille lui a fait ce cadeau... le jour du premier match des play-off face à Berne. «Elle ne savait évidemment pas que nous commencions les séries éliminatoires ce soir-là, précise Oliver David. C'était une jolie coïncidence, mais depuis je l'ai conservé. Et cela nous a réussi.»

«Elle était très heureuse»

Le fait que le coach assistant porte toujours le bracelet n'est pas passé inaperçu à son domicile. «Lors d'un match, j'étais filmé en gros plan et ma fille a vu qu'il était toujours à mon poignet, rigole-t-il. C'est la première chose qu'elle m'a dit le lendemain matin à son réveil. Elle était très heureuse de voir que je l'avais encore avec moi.»

Le Californien ne regarde certes pas les Pokémon, mais il avoue que l'une de ses activités préférées depuis son arrivée à Bienne est de se rendre avec ses enfants à Europa Park. «C'est le meilleur parc d'attraction que je connaisse», s'emballe-t-il. Pourtant habitué de Disney World en Californie, il préfère celui situé en Allemagne. «Nous nous y sommes rendus à plusieurs reprises depuis mon arrivée il y a deux ans.»

Oliver David n'est pas superstitieux, mais il connaît probablement le générique des Pokémon à cause de - ou grâce à - ses enfants. Les deux dernières vers? «Et tous ensemble nous gagnerons. Le dernier des combats!» Au moment d'aborder un septième match des plus tendus, on peut avoir tendance à s'accrocher à toutes les petites choses pour être dans de bonnes dispositions mentales. Jusqu'à même devenir un peu superstitieux?

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