Peu de but à Genève: Genève a été plus réaliste que Bienne et s’impose 2-1.(07:27)

Succès contre Bienne
Malgré la victoire, Genève ne fanfaronne pas

Genève mène 1-0 dans la finale de National League après avoir battu Bienne 2-1 aux Vernets. Mais dans les rangs servettiens, on se garde bien de bomber le torse.
Publié: 15.04.2023 à 01:42 heures
Les défenseurs biennois n'ont rien pu faire pour éviter le puck de terminer au fond du but
ATS

«C'est une victoire, ça ne veut rien dire d'autre.» Face aux micros, Jan Cadieux ne s'épanche pas en superlatifs. Le coach des Aigles a bien trop d'expérience pour imaginer que ce premier point acquis de haute lutte revêt plus d'importance qu'il n'y paraît.

Ce qui est sûr en revanche, c'est qu'après vingt premières minutes attentistes, les Grenat ont affiché un visage plus conquérant dans le tiers médian. Si le volume de lancers impressionne (21-6), il démontre surtout que les Aigles ont ajusté leur jeu. «Il y a eu un changement d'état d'esprit entre le premier et le deuxième tiers, précise Jan Cadieux. Au premier, on a un peu trop joué sur la retenue, on a trop voulu patiner avec le puck en zone offensive. Tandis qu'au deuxième, on a joué plus simple et plus direct et on a pu les mettre sous pression.»

De 3-0 à 2-1

Sans parler de battements de cœur inutilement élevés, l'entraîneur vainqueur se serait bien passé d'une fin de match stressante: «Bienne a joué jusqu'au bout. On s'est mis nous-mêmes sous pression. On a un peu triché au lieu de rester en zone défensive.» Bien sûr, on a évoqué l'acte II qui se tiendra dimanche dans le Seeland. «Je m'attends à un Bienne qui va sortir encore plus fort, appuie Jan Cadieux. Le point central, c'est de leur enlever leur vitesse. On a vu qu'au troisième tiers, ils ont réussi à retrouver leur jeu.»

Si le gardien Robert Mayer a affiché le même niveau que durant ses premiers matches en play-off, la défense genevoise a fait le job. Arnaud Jacquemet revient sur la différence de jeu entre le premier et le deuxième tiers et sur ce 3-0 de Jooris annulé pour une obstruction sur le gardien: «Au premier tiers, les jambes étaient peut-être un peu lourdes après ces jours sans match. Et on a senti que les deux équipes se jaugeaient. On a essayé de mettre des pucks derrière leurs défenseurs pour contrer leur vitesse. Au deuxième tiers, c'était bien, mais au troisième Bienne a de nouveau réussi à jouer son jeu. On a aussi perdu un peu de concentration après l'annulation du 3-0. Ça n'aurait pas dû arriver, mais on est humain. Heureusement que Robert a été très solide à la fin.»

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