Où se fera la différence?
Lausanne - Fribourg: Les trois clés avant l'acte II

Fribourg mène 1-0 dans la demi-finale de National League face au Lausanne HC malgré un premier match poussif. Quels sont les trois aspects les plus importants de ce deuxième acte?
Publié: 03.04.2024 à 12:21 heures
Samuel Walser et Fribourg sont sortis vainqueurs de l'Acte I
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Grégory BeaudJournaliste Blick
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L'absence de Suomela

Pas besoin d'avoir étudié outre-mesure le hockey sur glace pour en arriver à la conclusion que de ne pas pouvoir compter sur son meilleur compteur en saison régulière et en play-off est coûteux. Mais l'ampleur du manque, par contre, était peut-être difficile à évaluer avant les premiers coups de patin de lundi soir. Après les 60 minutes de jeu, un constat s'impose: le vide laissé par l'absence d'Antti Suomela est extrêmement difficile à combler. Et ceci pour deux raisons. Tout d'abord, cela force Geoff Ward à repositionner Théo Rochette au centre de la première ligne, lui qui a excellé à l'aile du Finlandais en attendant, probablement, de devenir un centre dominant dans la ligue.

Mais aujourd'hui, il n'a probablement pas (encore) suffisamment d'envergure pour occuper ce poste, a fortiori en première ligne. Conséquence? Lausanne a perdu largement plus d'engagements qu'à son tour. Le No 90 termine la soirée avec 4 mises au jeu remportées contre 10 perdues. Christoph Bertschy (8/3) ou encore Lukas Wallmark (6/1) ont pu bénéficier de l'absence de Suomela, le deuxième joueur du LHC à avoir pris le plus d'engagements en saison régulière. Si l'on ajoute à cela l'absence de Cody Almond, le meilleur en pourcentage de réussite, cela fait beaucoup à devoir combler pour les autres centres.

Et dans le jeu également, l'absence d'un premier centre dominant s'est ressentie. La ligne d'Antti Suomela aurait-elle été systématiquement ciblée par Christian Dubé avec ses centres dominants? Probablement pas. La triplette de Samuel Walser aurait également été utilisée, comme ce fut le cas face à Lugano et le trio Carr-Thürkauf-Joly. Toujours est-il que l'acte II se déroulant à Lausanne et le LHC pourrait, le cas échéant, davantage «masquer» l'absence de son centre No 1 qui est toujours incertain.

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Le pressing lausannois

Malgré la réduction du score rapide en deuxième période, le Lausanne HC n'a pas reculé. Bien au contraire, d'ailleurs puisque les Lions ont encore intensifié leur pressing sur l'arrière-garde fribourgeois à chaque fois que celle-ci était en possession du puck. Cela a eu pour conséquence de voir les Dragons bégayer tour à tour. Les Jecker, Sutter ou encore Dufner ont multiplié les mauvaises relances et les pertes de puck à la construction. Sur 110 pucks négociés par les arrières fribourgeois, une majorité (67) a été perdue instantanément (60,9%). À titre de comparaison, Lausanne a pu sortir proprement 54 des 86 pucks récupérés en zone défensive, soit un taux de déchet inférieur à 40%.

La zone neutre a également été mieux contrôlée puisque Lausanne a effectué 34 entrées en zone offensive en possession du puck contre seulement 20 aux Fribourgeois. Cela signifie que 18,2% (20) des pucks négociés en zone défensive par les Dragons ont débouché sur une action offensive et uniquement 8,2% (9) sur un tir en direction de la cage adverse.

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Le power-play... fribourgeois

Une fois n'est pas coutume, ne parlons pas du jeu de puissance lausannois. Certes, Fribourg Gottéron a égalisé lundi à 5 contre 4 d'un tir de la ligne bleue signé Ryan Gunderson. Mais les joueurs de Christian Dubé ont également patiné 8'38'' avec un homme de plus sur la glace. Ce but a forcément fait du bien. Mais la moisson des Dragons aurait pu ne pas suffire. Et si l'on fait abstraction du fait qu'ils mènent 1-0 dans cette série, leur power-play devra être plus efficace lors des prochaines rencontres.

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Cinq tirs en huit minutes, c'est trop peu. Surtout si l'on part du principe qu'à 5 contre 5, Lausanne est généralement l'équipe qui a pour habitude de dominer ses rencontres. Tant Marcus Sörensen sur la gauche du gardien que Chris DiDomenico de l'autre côté n'ont guère pu se mettre en positions dangereuses lors du premier acte. La faute, évidemment, à une bonne défense vaudoise, l'une des meilleures de la Ligue dans cette situation spéciale. Quels ajustements effectuera Christian Dubé pour ce mercredi soir dans cette situation spéciale? De ceux-ci pourrait dépendre l'acte II... voire la suite de cette série.

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