Julien Sprunger a rêvé de cela durant des années. Ce samedi, le No 86 a défilé dans les rues de Fribourg en compagnie de ses coéquipiers. La foule était immense, entre l'Université de Miséricorde et la BCF Arena.
Arrivée sur le parvis de l'enceinte fribourgeoise, l'équipe a été célébrée comme il se doit par des dizaines de milliers de fans. Julien Sprunger, capitaine emblématique et désormais à la retraite, a eu droit à une vidéo remplie d'émotions, avec l'apparition de ses parents, de sa femme et de ses enfants.
Julien, tu te rends compte que tout le monde a pleuré en voyant la vidéo qui te rend hommage.
J'avoue que je n'ai pas vu tous les gens autour de moi. J'étais tellement dedans. J'ai laissé le côté émotionnel de côté pendant des semaines et des semaines. Quand tu vois tes parents, tes enfants, ça va droit au cœur. Ça m'a vraiment touché au plus profond. Ça te rappelle d'où tu viens, ce que t'as fait. C'était très très beau, très intense. C'est clair que c'est jamais facile de pleurer devant des dizaines de milliers de personnes. Mais c'était incroyable.
J'imagine que tu t'étais fait des films, en te disant que si on gagne un jour, la fête sera belle en ville. Ça ressemblait à ça?
La dernière fois que j'ai parlé de ça, c'était quand on était en 2013 contre Berne. On était revenus à 2-2 dans la série. On s'est dit que si on gagnait le prochain match, on avait un puck de série. Tu imagines ce qu'il y a dans la ville, la folie. Depuis, je ne me rappelle pas en avoir parlé. Imaginé, bien sûr. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, depuis le moment où on est montés dans ce camion, c'était complètement fou. Il y avait un monde! C'était malade et irréel. Honnêtement, de partir et de finir là-dessus, c'est incroyable.
Et même dans ton imagination, tu voyais autant de monde dans les rues de Fribourg?
Non, non. Je n'avais que la Saint-Nicolas comme moyen de comparaison. Tu vois sur la place en bas avec la cathédrale qui est pleine. Mais autant de monde, non. J'avais l'impression que non seulement tout Fribourg était là, mais aussi tout le canton. J'ai vu tellement de monde que je connaissais de loin. Il y avait tant de maillots, tant de gens heureux. C'était fou.
Normalement, c'est le genre de scènes qu'on voit quand une équipe gagne la Ligue des champions.
C'est vraiment ça. J'ai en souvenir la parade des Champs-Élysées, quand la France est devenue championne du monde en 1998. Même les gars qui ont gagné dans un autre club disent que c'est incroyable. Moi, je n'ai pas de point de comparaison (rires). Le vivre une fois, c'était magique.
Ça valait le coup de ne jamais se tirer de ce club?
De ne jamais partir, mais surtout de faire une année de plus.
Il y a un moment dans la cérémonie que tu as préféré durant la parade, qui t'a marqué?
La place Georges-Python était déjà tant remplie… mais l'arrivée à la cathédrale. C'était symbolique. D'être là au milieu, avec cette communion, c'était magique. J'ai essayé de m'imprégner de chaque instant. C'était complètement fou.
Tu n'es pas trop déçu de ne pas avoir fêté sur la cathédrale, comme tout le monde l'imaginait?
Je vais postuler pour être Saint-Nicolas l'année prochaine, j'y arriverai. Franchement, je ne m'étais jamais imaginé tout ça. Le club a organisé ça d'une manière extraordinaire, la ville aussi. Aujourd'hui, le mot «déçu» ne fait pas partie de mon vocabulaire.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |

