«Je ne parle pas encore suédois»
Killian Mottet est redevenu une menace

Killian Mottet traverse une période plutôt faste. Auteur de neuf points lors de ses sept derniers matches, l'ailier de Fribourg Gottéron semble revenu à son vrai niveau.
Publié: 05.01.2024 à 23:35 heures
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Dernière mise à jour: 05.01.2024 à 23:51 heures
Killian Mottet a inscrit le 1-0 face à Lausanne.

Depuis le 3 décembre, Killian Mottet est redevenu une menace. Lui le buteur prolifique capable de planter des pions à la pelle a retrouvé ses ailes. Vendredi soir face au LHC, c'est lui qui a ouvert le score d'un superbe lancer dans la lucarne de Connor Hughes.

Placé à l'aile de Lukas Wallmark avec Marcus Sörensen comme troisième compère, «Kiki» kiffe. «Rien que de les voir tous les jours, c'est dingue, explique l'ailier des Dragons. Ce sont des artistes sur la glace. J'essaie de m'adapter, d'être le troisième. Je ne parle pas encore suédois, mais j'apprends avec Borgman qui est à côté de moi dans le vestiaire. Non en fait je sors mon plus bel anglais et on s'entend (rires).»

Fribourg - Lausanne: Les Fribourgeois l'emportent pour la troisième fois de la saison contre le LHC(03:28)

Statistique étonnante, Mottet a inscrit autant de points au cours des sept derniers matches que lors des 27 premiers de la saison. «Je n'étais pas au courant de la statistique, mais cela fait plaisir, répond le numéro 71. J'essaie de travailler. Ma foi dans la vie d'une personne, il y a des choses personnelles qui arrivent et il y en a qui gèrent mieux que d'autres. J'ai eu un creux, maintenant c'est derrière et il faut aller de l'avant.»

«Quand tout va bien, tu es un héros»

Traverser des moments difficiles sur le plan personnel, rester discret et recevoir des critiques de la part des supporters n'est pas évident. Mais Killian Mottet refuse de se poser en victime: «C'est le sport de haut niveau. Quand tout va bien, tu es un superhéros. Et quand cela va moins bien, tu n'es plus rien. Pour être honnête, j'ai perdu ma grand-maman deux jours avant le début du championnat. Ce n'est pas quelque chose à quoi on s'attend. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive d'avoir un creux, mais je m'en suis toujours sorti. Je commence gentiment à sortir la tête de l'eau, même si je sais que je peux encore apporter plus. Je viens tous les matins pour m'entraîner encore plus fort.»

Sans paniquer, Killian Mottet a fait confiance à ses capacités, certain que le buteur qu'il est finirait bien par retrouver son mojo. «Ce ne sont pas les meilleurs moments de ma carrière, mais je sais comment les gérer», conclut-il. Et ce n'est pas Fribourg qui va s'en plaindre.

(ATS)

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