Entretien avec le patron de la ligue: Denis Vaucher
Denis Vaucher: «Je comprends la colère des fans»

Pour Blick, Denis Vaucher, patron de la National League, s'est exprimé sur les sujets chauds du moment: les arbitres, les fans et le mode de promotion/relégation.
Publié: 13.04.2024 à 11:25 heures
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Le patron de la ligue, Denis Vaucher, explique pourquoi le début de la série finale ne sera pas avancé.
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Dino Kessler

Blick: Denis Vaucher, pourquoi la finale des play-off ne commence-t-elle que mardi prochain et pas déjà samedi?
Vaucher: Nous avons pris la décision, avec les clubs, de ne plus avancer le début des prochaines séries il y a un certain temps déjà. La planification de la sécurité entourant les matches est au centre de cette décision. Si l'on avance un rendez-vous à la dernière minute, cette sécurité n'est plus garantie. Pour Lausanne, il est de plus certainement agréable de pouvoir se reposer encore quelques jours.

La ligue est-elle satisfaite des prestations des arbitres? A-t-onl'impression, à force de chercher des petits détails, de passer à côté d'autres infractions comme le fait d'avoir trop de joueurs sur la glace?
Je pense que la performance de nos arbitres est globalement d'un bon niveau. Mais bien sûr, on parle surtout des erreurs. Il y a eu quelques décisions malheureuses, c'est vrai, et si on les regarde à travers les lunettes du club ou des supporters, on se sent désavantagé. Je peux aussi comprendre qu'à Fribourg, on ne soit pas content parce qu'un but n'a pas été accordé ou qu'une pénalité n'a pas été sifflée. Mais aucune série n'a été décidée à cause de l'erreur d'un arbitre. On investit beaucoup dans le travail de développement des arbitres, on engage des professionnels étrangers et on encourage en même temps la relève locale. Je pense que la direction est bonne.

Il existe à Bienne un projet pilote avec des caméras à haute définition pour les lignes bleues. Quand la ligue introduira-t-elle cette technologie?
Ce n'est pas un sujet pour le moment, car la ligue ne connaît pas le projet en détail. Il faut également se poser la question fondamentale de savoir si un investissement dans un tel projet est rentable. Dans le contexte d'un nouveau contrat TV (ndlr: le contrat actuel court jusqu'en 2027), on peut bien sûr y réfléchir, mais à court terme, ce n'est pas une priorité pour nous. Nous devons d'abord remplacer le Game Management System (ndlr: saisie des données de jeu).

Que répondez-vous à un fan qui se plaint du mode de promotion/relégation qui n'existe plus que virtuellement?
Je peux comprendre la colère, nous avons malheureusement dû annuler la finale des playout et la qualification pour la National League parce que La Chaux-de-Fonds ne remplissait pas les conditions pour la promotion. Mais je suis persuadé que cette situation changera à moyen terme. À La Chaux-de-Fonds et à Sierre, on investit dans les infrastructures, à Viège, on va s'améliorer sportivement. D'autres clubs comme Bâle pourraient rejoindre les candidats. De meilleures années sont certainement à venir.

Les supporters les plus fervents font pression et se montrent exigent concernant les contrôles d'identité, les interdictions de stade ou encore le prix des billets. Craignez-vous une escalade pour la saison prochaine?
Non, pas du tout. Nous prenons les revendications au sérieux. Il y a de bons points, d'autres idées sont moins réalistes. En mai, nous mènerons les premières discussions et examinerons ensuite avec les clubs ce qui peut être mis en œuvre à court ou moyen terme. Outre les revendications, il faut également trouver des solutions. La tolérance zéro, notamment en ce qui concerne les feux d'artifice et les débordements, comme ce fut le cas par exemple lors de la dernière demi-finale entre Lausanne et Fribourg, n'est pas négociable. Nous cherchons bien sûr le dialogue, mais il ne faut pas oublier que le mouvement ultra ne représente qu'une petite partie des spectateurs et des supporters dans les patinoires. Nous devons tenir compte des intérêts de tous.

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