Dubé parle de son nouveau défi
«A Fribourg, on prenait la gestion de Bienne en exemple»

Christian Dubé a été nommé comme nouvel entraîneur du HC Bienne avec un contrat jusqu'au terme de la saison prochaine. Il débarque dans le Seeland avec une mission claire: redresser la barre rapidement.
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Christian Dubé va changer de casquette pour prendre celle du HC Bienne.
Photo: keystone-sda.ch
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Lundi après-midi, le HC Bienne a annoncé le licenciement de Martin Filander avec effet immédiat. Moins de 48 heures plus tard, le club de la Tissot Arena a fait savoir que Christian Dubé allait lui succéder. L'ancien entraîneur de Fribourg Gottéron, qui avait élu domicile à Davos, va donner son premier entraînement jeudi matin dans le Seeland et disputera son premier match vendredi à Lausanne. Interview en marge de son arrivée dans son nouveau rôle.

J’ai l’impression que cette signature à Bienne s’est faite rapidement, non?
Oui. J’ai été contacté à la fin du week-end et, en quelques jours, tout a pu se régler. J’ai rencontré la direction, le feeling est passé très vite. Ça a été assez clair des deux côtés.

Tu avais une nouvelle vie à Davos. C’était simple de tout quitter?
On sait tous que j’avais déjà eu des pourparlers avec d’autres clubs. Quand une opportunité comme celle-là se présente, tu ne sais jamais quand elle va revenir. À Davos, je travaillais sur la glace avec les jeunes, mais retrouver le monde pro, ça fait du bien. C’est ce que j’ai toujours connu. Mes deux enfants, eux, restent là-haut puisqu'ils jouent dans le mouvement junior du HC Davos.

Tu étais prêt mentalement pour ce changement radical?
Pour être honnête, j’avais les larmes aux yeux en quittant les enfants ce matin. C’est difficile, parce que je n’ai jamais autant été à la maison que ces derniers temps. Liam a 18 ans et Sky 15. Ils étaient contents de voir leur papa au quotidien. Ils sont heureux pour moi d'avoir cette opportunité et d'ailleurs, c’est peut-être plus dur pour moi que pour eux. C’est très émouvant pour moi.

Comment tu analyses la saison de Bienne?
Très honnêtement, je n’ai pas suivi l’équipe de très près depuis le début de la saison. J’étais concentré sur d'autres choses. Mais c’est une équipe qui a du potentiel et du talent. Pour différentes raisons, elle n’a pas été à la hauteur des attentes jusqu’ici. Quand j’ai repris Fribourg, on était derniers aussi, avec un gros problème de confiance. Ici, la situation est différente: il reste onze matches. Je sais dans quoi je m’embarque et sur quels leviers jouer. Il n’y a aucune raison que l’équipe ne performe pas. Il y a des joueurs capables de faire la différence. Il faut trouver le moyen de les remettre sur le bon chemin.

Bienne est une équipe qui joue avec beaucoup de jeunes. Cela t’inquiète?
Pas du tout. L’âge n’est pas important. À Fribourg, il n’y avait pas des tonnes de jeunes non plus et certaines saisons ont été compliquées sur ce plan. J’ai commencé à travailler avec des jeunes tous les jours: Sandro Schmid, Kevin Etter ou Kevin Nicolet. Ça a pris un peu de temps, mais ils étaient dans le pipeline. À Bienne, le club travaille très bien avec sa relève depuis plusieurs années. S’ils sont meilleurs que mes vétérans, ils joueront. C’est aussi simple que ça. Et ici, il y en a des bons.

Quels sont tes rapports avec Martin Steinegger, ton futur boss qui a été ton capitaine à Berne?
Ils sont excellents. On est deux gars assez similaires: très intenses, très émotionnels. On voit le hockey de la même manière, on remarque les mêmes choses. Quand j’étais coach et directeur sportif à Fribourg, on s’appelait souvent pour se donner des conseils. On partage la même vision. C’est aussi pour ça qu’il m’a appelé lorsqu'il avait besoin de quelqu'un pour reprendre l'équipe.

J’aurais presque dit qu’entre les différents clubs où ton nom a été lié, Bienne est celui qui me surprend le plus.
Alors je te retourne la question: pourquoi?

Je dirais que la culture de ce club, plus nordique, n’est peut-être pas le fit le plus logique.
Mais moi, je suis un mix. Nord-Américain, mais très européen dans ma façon de penser. À Fribourg, on avait Borgman, Sörensen, De La Rose. J’aime ce mélange de cultures. Je suis très multiculturel dans mes amitiés aussi. J’ai un passeport canadien, mais ça fait 40 ans que je vis en Suisse. Je me vois très bien ici. L’organisation familiale est importante, les sponsors comptent, les fans aussi. Au contraire, ça me parle beaucoup.

À t’entendre, c’est presque un clone de Fribourg...
Presque.

Quelle est la différence, alors?
Fribourg a pris beaucoup d’ampleur. Si tu te rappelles, il y a quatre ou cinq ans, le modèle à suivre, c’était Bienne. Même nous, à Fribourg, on prenait leur gestion en exemple. J’aime travailler dans la continuité, dans des organisations qui réfléchissent à long terme. Fribourg est devenu très émotionnel, très grand. Je me réjouis de découvrir autre chose.

Il n’y a par contre plus de match contre Fribourg. Ca évitera que tout le monde ne parle que de ça.
(il rigole). Non… mais tu sais où on joue le dernier match?

À Davos?
Exact. C’est un joli clin d’œil.

National League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
HC Davos
HC Davos
41
50
87
2
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
41
39
77
3
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
43
10
76
4
HC Lugano
HC Lugano
41
31
74
5
Lausanne HC
Lausanne HC
43
19
71
6
ZSC Lions
ZSC Lions
41
22
70
7
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
41
-9
64
8
SCL Tigers
SCL Tigers
42
5
59
9
EV Zoug
EV Zoug
41
-15
58
10
SC Berne
SC Berne
41
-13
53
11
EHC Bienne
EHC Bienne
41
-20
51
12
EHC Kloten
EHC Kloten
41
-18
50
13
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
41
-40
46
14
HC Ajoie
HC Ajoie
42
-61
34
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
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