Deslcoux est de retour au jeu
Gauthier Descloux: «J'ai appris à me satisfaire de ce que j'ai»

Champion avec Genève-Servette, Gauthier Descloux a assisté depuis le banc au sacre. Brillant, Robert Mayer ne lui avait donné que les miettes en play-off. Aujourd'hui, la concurrence entre les deux hommes a repris.
Publié: 19.09.2023 à 15:06 heures
Gauthier Descloux sera-t-il devant la cage genevoise ce soir? Il partage le filet avec Robert Mayer
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Qui sera le gardien envoyé devant le filet ce mardi soir pour le premier derby lémanique de la saison? Comme souvent l'année dernière, la réponse à cette question n'est pas claire tant Robert Mayer et Gauthier Descloux sont des titulaires en puissance. Pour le premier week-end de la saison, ils se sont d'ailleurs partagé le filet.

Titulaire vendredi à Langnau, le second nommé a d'ailleurs réalisé une grande performance malgré la défaite avec seulement deux buts encaissés malgré une domination emmentaloise intense. Comment a-t-il vécu cette fin de saison auréolée d'un titre tout en étant sur le banc? Comment voit-il ce nouvel exercice en concurrence avec Robert Mayer? Ce qui est bien, avec Gauthier Descloux, c'est qu'il fait aisément partie des hockeyeurs les plus réfléchis de la Ligue. Alors autant lui poser directement la question.

Gauthier, comment tu t'es senti pour ce premier match de retour devant le filet? J'imagine qu'on n'arrive pas à se satisfaire d'une belle performance lors d'un match perdu?
Non en effet. On n'a pas vraiment suivi le plan de match à Langnau. À nous d'analyser ce premier week-end (ndlr: Genève a gagné face à Zurich samedi) et de tirer les enseignements nécessaires pour la suite de la saison.

Mais toi, tu as donné une chance à ton équipe de gagner. C'est rassurant?
Personnellement, je me suis bien senti sur la glace même si tu ne peux jamais être content de perdre. Surtout à Genève, une équipe qui veut gagner tous ses matches. Mais comme tu as dit, j'ai l'impression d'avoir donné une chance à mon équipe. En tant qu'athlète, j'ai appris, avec le temps, à réfléchir en fonction du niveau de jeu et non du résultat. Surtout en tant que gardien, je sais qu'il y a des choses que je peux contrôler et d'autres non. Ce qui compte, c'est toujours l'équipe. Cela ne veut pas dire que si tu joues bien et que l'équipe n'atteint pas son objectif, tout est à jeter à la poubelle.

La fin de saison passée a vu Robert Mayer prendre toute la lumière. Maintenant, vous partagez à nouveau le filet. Comment tu vis cette situation?
Je ne vais pas tomber dans ce piège de me mettre en concurrence avec Robert. Il a été exceptionnel la saison dernière. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas, moi aussi, une chance de très bien jouer cette année à mon tour. J'essaie vraiment de me concentrer uniquement sur moi. On a gagné en équipe, mais aussi parce que Robert a fait des performances exceptionnelles. Cette année, on recommence à zéro et je ne peux pas me permettre de regarder constamment ce que les autres font sinon j'y perds mon plaisir.

Tu le ressens ainsi?
Oui. On dit souvent que, dans la vie, la comparaison, c'est l'antithèse du bonheur. Si tu sors de chez toi et que tu es content d'avoir une très belle voiture, mais que ton voisin en a une plus belle, est-ce que cela devrait gâcher ton plaisir de conduire la tienne? Je ne le pense pas. Je me concentre sur moi et je me donne les chances, par mon travail, d'y arriver sans avoir le besoin de me comparer à qui que ce soit, mais en traçant mon chemin.

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Comment s'est passé ton été?
J'en ai profité de me reposer afin de revenir avec la tête fraîche. J'en ai profité pour renforcer les zones qui peuvent être affectées durant la saison. Mais avec la saison à rallonge, j'ai tout de même le sentiment que c'est presque passé trop vite. On l'a vu par le passé, il peut y avoir une période de flottement chez les équipes qui ont gagné un titre. À nous de ne pas faire cette erreur.

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