Commentaire de Grégory Beaud
Du hockey jusqu'au bout de l'ennui

Il était 00h39 lorsque Jason Fuchs a libéré 9000 personnes de leur calvaire, mercredi soir. Ce Lausanne - Fribourg était le troisième plus long match de l'histoire de la National League. Mais est-ce bien nécessaire?
Photo: keystone-sda.ch
Blick_Gregory_Beaud.png
Grégory BeaudJournaliste Blick

Vous avez déjà entendu 9000 personnes (estimation haute) pousser un «ouf» de soulagement en même temps? C'est la sensation ressentie lorsque Jason Fuchs a mis un terme à une interminable rencontre de play-off qui s'est conclue le jeudi 4 avril après avoir commencé le 3 avril. Début des hostilités: 20h00. Fin: 00h39. Plus de quatre heures pour, au final, n'attendre qu'une chose: que cela se termine enfin. C'est la réalité qui est celle de la National League depuis l'introduction, voici quelques années, des prolongations illimités en séries éliminatoires.

Et ce n'est pas l'heure de rentrée tardive qui me fait dire ça. Mais je crois que je viens de drastiquement changer d'avis. Non, ce format de temps supplémentaire ne fait pas vraiment une bonne publicité pour le hockey sur glace. Lorsque les supporters des deux camps en viennent à me dire «peu importe qui marque tant qu'on peut y aller», c'est qu'il y a un souci. Et on ne parle même pas des problèmes logistiques que cela implique avec des centaines de fans en rade au sortir de la patinoire. Intenable.

Une solution hybride avec 20 minutes de jeu à 5 contre 5, 10 à 4 contre 4 et 10 à 3 contre 3 avant d'éventuels tirs aux buts pourrait par exemple permettre d'éviter ce genre de soirées à rallonge.

Et pourtant que l'on soit bien clair: Lorsque cette règle a été introduite, j'y étais totalement favorable. Probablement parce que je n'avais pas vécu de l'intérieur un de ces matches qui se terminent au-delà de minuit. Pour avoir été présent à toutes les rencontres du genre ces dernières années, je crois pouvoir parler en connaissance de cause. Les émotions s'amenuisent à mesure que les minutes passent. Les spectateurs, de guerre lasse, quittent la patinoire pour prendre un dernier train. Et tout le monde n'attend qu'une chose: qu'on en finisse.

Il faut aussi l'admettre lorsque l'on change de son de cloche et que, peut-être, ce n'était pas le bon avis à avoir. Mais cette rencontre valdo-fribourgeoise a été le dernier clou dans le «cercueil»: j'aime l'idée théorique de ces prolongations illimitées, mais je n'aime pas les vivre. 

National League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
HC Davos
HC Davos
40
47
84
2
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
40
34
74
3
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
41
10
73
4
HC Lugano
HC Lugano
39
27
69
5
Lausanne HC
Lausanne HC
41
19
68
6
ZSC Lions
ZSC Lions
39
21
66
7
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
39
-8
62
8
EV Zoug
EV Zoug
39
-10
58
9
SCL Tigers
SCL Tigers
40
3
55
10
SC Berne
SC Berne
39
-11
51
11
EHC Bienne
EHC Bienne
39
-16
49
12
EHC Kloten
EHC Kloten
39
-20
46
13
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
39
-36
45
14
HC Ajoie
HC Ajoie
40
-60
31
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
Articles les plus lus