Chronique de Grégory Beaud
Les joueurs suisses sont plus discrets dans ces play-off

Durant toutes les séries éliminatoires, je vous fais vivre de l'intérieur les petites et grandes histoires qui rythment cette période fantastique. Alors, mettez-vous aussi «en mode play-off»! Au menu du jour: une interrogation persistante.
Publié: 18.04.2023 à 15:04 heures
Vatanen, Hartikainen, Tömmernes, Omark et Filppula composent le 1er power-play de Genève.
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Même lorsque la finale monopolise toute l'attention, le téléphone ne s'arrête pas de sonner pour autant. Lundi, un dirigeant de club m'a posé une question qui me fait réfléchir: «Tu n'arrêtes pas d'écrire que cette finale est géniale. J'ai une question pour toi: combien de ces joueurs vont représenter l'équipe de Suisse à Riga dans trois semaines?»

En faisant le tour des deux contingents et en étant généreux, je suis arrivé à la liste suivante: Roger Karrer, Tanner Richard, Marco Miranda, Robert Mayer et Noah Rod d'un côté. Yannick Rathgeb et Gaëtan Haas de l'autre. On peut évidemment ajouter certaines surprises telles que Luca Hischier ou Simon Le Coultre.

Mais le constat est en effet intéressant à faire en cette première année de championnat à six étrangers. Avant le match III de ce mardi soir, seuls trois Suisses sont dans le Top 15 des meilleurs compteurs des séries éliminatoires: Tanner Richard, Dario Simion et Gaëtan Haas. Les 12 autres places sont occupées par des joueurs ne pouvant pas aider Patrick Fischer en Lettonie.

Et ces dernières années?

Bien sûr, l'échantillon n'est pas forcément représentatif, mais Zoug et Zurich l'an dernier, étaient largement tirés vers l'avant par leurs patineurs à croix blanche. Dix des quinze meilleurs pointeurs des séries éliminatoires étaient en possession d'un passeport à croix blanche. Les années précédentes? Respectivement 7, 9 et 7. Et lorsque l'on voit le premier power-play de Genève composé à 100% de joueurs étrangers, on se dit que cette tendance n'est pas proche de changer.

Mais que l'on se comprenne bien. Il n'y a aucun mal à cela. Tout juste faut-il avoir conscience de ce changement qui est en train d'avoir lieu. Est-ce que cette évolution va forcer les joueurs suisses à s'employer davantage pour obtenir un rôle ou vont-ils disparaître avec les conséquences que l'on imagine pour l'équipe de Suisse? Réponse dans quelques années.

En attendant, profitons de cette magnifique finale sans trop d'arrière-pensées.

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