Bykov: «Ce sont des machines»
Christoph Bertschy et Andrea Glauser: Deux beaux-frères en finale

Dans la sélection suisse, Christoph Bertschy et Andrea Glauser sont peut-être les joueurs hors-NHL qui font la plus forte impression. Les deux hommes sont des amis de longue date. Andrei Bykov les a côtoyés et n'est pas surpris de le voir à ce niveau.
Publié: 26.05.2024 à 13:19 heures
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Dernière mise à jour: 26.05.2024 à 14:02 heures
Andrei Bykov a été coéquipier des deux joueurs de l'équipe de Suisse.
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Grégory BeaudJournaliste Blick

«Je tiens tout de même à préciser quelque chose. Christoph c'est mon beau-frère, c'est vrai. Mais c'est surtout un de mes meilleurs potes.» En début de tournoi, au micro du podcast Cold Facts, Andrae Glauser a voulu expliquer sa proximité avec Christoph Bertschy. Oui, le défenseur du Lausanne HC a épousé la sœur de l'attaquant des Dragons. Mais leur relation était déjà très forte avant cela. « Nous avons grandi ensemble, précise-t-il. Je passe énormément de temps en sa compagnie.»

Christoph Bertschy est d'ailleurs le parrain du fils d'Andrea. Ils avaient déjà joué des Mondiaux ensemble puisque les deux hommes sont désormais des habitués de la sélection de Patrick Fischer. La première fois, c'était en 2022 en Finlande. Mais cette année, les Fribourgeois comptent parmi les meilleurs éléments hors-NHL de l'équipe de Suisse.

Des prestations de haut vol qui ne surprennent pas Andrei Bykov, leur ancien coéquipier à Fribourg Gottéron. «Je ne suis pas du tout étonné de la forme que tiennent Christoph et 'Glausi' (ndlr Andrea Glauser) depuis le début de ce tournoi quand je pense à leur éthique de travail et à quel point ils s'entraînent dur», nous a-t-il confié.

Glauser voulait jouer à Guin

Et en ce qui concerne «travailler dur», le tout jeune retraité sait de quoi il parle. «J’ai toujours eu beaucoup de fierté à montrer que j'étais le meilleur physiquement en dehors de la glace, a-t-il poursuivi. Mais quand 'Glausi' est arrivé, j’ai tout de suite senti beaucoup de concurrence. Cela se voyait qu’il avait envie de dépasser tout le monde. Je savais que ça allait devenir un monstre physiquement. Et c’est le cas.»

Lorsque le défenseur était arrivé à Fribourg Gottéron, il débarquait de Guin. «Moi, mon rêve, c'était de jouer avec les Bulls de Guin, rigole-t-il. Alors, j'étais déjà fier de pouvoir m'entraîner avec des gars comme Sprunger et Bykov. Quand tu es avec eux, tu veux essayer de montrer que tu as le niveau.»

Le cas de Christoph Bertschy est un peu différent. Débarqué de Lausanne avec un contrat de longue durée, il n'avait pas besoin de faire sa place à Fribourg. Il a débarqué avec un statut d'international suisse. Cela ne l'a pas empêché de rapidement montrer ce qu'il avait dans le ventre. «Quand il est arrivé, il a mis tout le monde d’accord dans la salle de force, poursuit Andrei Bykov. C'est clairement le plus affûté physiquement de l’équipe.» Les prestations du No 88 de la sélection suisse semblent donner raison au Fribourgeois.

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Pas froid aux yeux

«Tant pour l'un que pour l'autre, c’est surtout leur attitude qui m’a toujours impressionné. Ils veulent toujours se dépasser et toujours gagner. C'est quelque chose que j’admire chez eux.» Depuis le début du tournoi, les internationaux mettent en avant l'ambiance qui règne dans le vestiaire. Et, à en croire Andrei Bykov, ils y sont probablement pour quelque chose. «Ce sont les premiers à déconner et à passer du bon temps, mais quand c’est le moment, ils se transforment en machines. C'est impressionnant. Cette mentalité s'est également vue pendant notre demi-finale contre Lausanne avec un joueur de chaque côté.»

La charge de Bertschy sur Glauser lors d'un match épique terminé lors de la troisième prolongation a prouvé que lorsqu'il faut «taper dedans», les deux hommes n'ont pas froid aux yeux. Et c'est précisément ce qui sera attendu d'eux ce dimanche soir en finale du Mondial dans une ambiance qui s'annonce bouillante à Prague avec la quasi-totalité de la patinoire contre eux.

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