Avant le derby Genève - Lausanne
Cadieux et Ward, deux entraîneurs aux préoccupations différentes

Ce mardi soir, le derby lémanique mettra aux prises deux clubs qui n'ont pas les mêmes soucis. D'un côté, Genève veut continuer à avancer petit à petit et d'un autre Lausanne souhaite réapprendre à gagner.
Publié: 24.10.2023 à 12:11 heures
Jan Cadieux (à g.) et Geoff Ward n'ont pas les mêmes préoccupations aujourd'hui
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Grégory BeaudJournaliste Blick

L'état d'esprit du moment

Jan Cadieux: «Nous venons de vivre un très bon match à Zurich. Cela fait plaisir de voir mon équipe jouer comme ça et je suis très content de la manière dont nous avons joué cette rencontre. Si je fais abstraction du résultat (ndlr: défaite 5-3), nous avons disputé une de nos meilleures rencontres depuis le début de la saison. Le premier tiers temps était peut-être même notre meilleur. Si l'on pense où nous nous trouvions il y a quelques semaines en arrière, nous pouvons être satisfaits des nombreux pas que nous avons effectués dans la bonne direction depuis.»

Geoff Ward: «Nous sommes dans un processus qui doit nous mener du statut de bonne équipe à celui d'équipe de pointe. Je suis conscient que les résultats récents ne sont pas bons, mais le plus important, actuellement, est de ne pas perdre de vue le long terme pour autant. Nous devons prendre les défaites comme autant d'apprentissages pour devenir une meilleure équipe. Pour moi – et c'est le message que je fais passer à mes joueurs –, c'est important de toujours avoir en tête la direction dans laquelle nous allons. Ces derniers matches m'ont appris une chose: nous avons de bonnes raisons de venir à la patinoire travailler.»

Le principal challenge du moment

Jan Cadieux: «Nous, les coachs, nous ne sommes jamais satisfaits (rires). Nous avons deux ou trois choses à nettoyer pour nous approcher de la perfection, même si on sait qu'on ne l'atteindra jamais. Si l'on regarde le deuxième but que Zurich marque dimanche, nous avons commis une erreur de placement qui coûte cher. Ce que je vois comment étant le plus gros challenge, c'est de constamment travailler de la même façon, shift après shift. J'ai besoin d'avoir cinq joueurs sur la même page en tout temps. Nous y parvenons par moments et d'autres un peu moins. Lorsque nous y arriverons durant 60 minutes, nous aurons de quoi être très satisfaits.»

Geoff Ward: «Depuis un certain temps, nous commettons beaucoup de petites erreurs qui nous coûtent cher. Mais j'ai l'impression que nous savons exactement ce que nous avons à faire pour progresser. Commençons par être davantage compacts défensivement. En attaque, nous créons beaucoup de choses, même si nous ne marquons pas autant que nous devrions. Mais si nous parvenions déjà à encaisser un but de moins par match, cela nous permettrait d'augmenter nos chances de succès. Ce d'autant plus que si nous encaissons moins, les attaquants seront moins sous pression et pourront jouer plus librement.»

La satisfaction du moment

Jan Cadieux: «Notre jeu à 5 contre 5. Nous avons réussi à être meilleur que Zurich à égalité numérique sur leur glace. Pour moi, c'est une grande satisfaction. Je rajouterais aussi Sakari Manninen qui a connu un grand match avec deux buts. Nous ne doutions pas de sa qualité, mais je pense que c'est un grand soulagement pour lui. On ne va pas toujours revenir à Henrik Tömmernes, mais on a vu avec lui à quel point arriver en Suisse pouvait être un challenge compliqué. Sakari est en train de passer par cette acclimatation et je suis content de la direction que cela prend. Je ne dis pas qu'il n'était pas bon avant, mais je pense que l'on commence à voir son vrai visage.»

Geoff Ward: «L'état d'esprit. Les gars sont compétitifs et ont à cœur de se préparer de la bonne manière. Lorsque tu joues au hockey à haut niveau, il y a beaucoup de choses sur lesquelles tu as un impact. Et d'autres sur lesquelles tu ne peux pas agir. La réaction des fans, les écrits de journalistes, les résultats des adversaires. Tout ce qu'ils peuvent contrôler, c'est la façon dont ils se tiennent prêts à performer. Et je trouve que les gars font un excellent travail dans ce sens sans se soucier des éléments extérieurs. Lorsque les résultats sont bons, ce n'est pas aussi important. Par contre, lorsque nous devons rester soudés comme c'est le cas actuellement, cela peut faire la différence sur le long terme.»

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