À une victoire du titre: Genève en plante 7 à Bienne(09:39)

Après la gifle 7-1
Tant Genève que Bienne veulent minimiser ce large succès

Samedi soir, Genève a largement battu Bienne 7-1 lors de l'Acte V de la finale. Les Grenat ne sont qu'à une victoire du titre. Mais dans les deux vestiaires, la portée de ce score importe peu.
Publié: 23.04.2023 à 09:02 heures
Teemu Hartikainen a inscrit le 4-0.

«Que ce soit une victoire 7-1 ou 1-0, cela rapporte toujours un point.» Cette tournure de phrase fait partie des poncifs entendus après pareilles déculottées en play-off. Et dans le camp des vaincus, on remplace victoire par défaite et le ton demeure le même.

Dans les couloirs des Vernets, rien ne laissait entrevoir qu'une équipe avait battu l'autre avec six buts d'écart. «J'ai déjà oublié, a lâché le défenseur biennois Robin Grossmann. Pour moi c'est facile.» Avec ses deux titres de champion, l'ancien joueur de Davos, Zoug et Lausanne ne va pas ruminer ce revers bien longtemps: «On n'a pas trouvé la solution aujourd'hui. Après les trois premiers buts, on a compris que ce serait très difficile. Genève a eu ces petites choses qui font la différence. Et c'est vrai qu'après, on a un peu perdu la tête.»

Pas d'euphorie

Au sein du vestiaire grenat, pas l'ombre d'un début d'euphorie. Du coach Jan Cadieux au capitaine Noah Rod, personne ne voulait faire de ce net succès une marque indélébile portée au moral des Seelandais. «On a fait un bon match, on a concrétisé nos occasions, a analysé Noah Rod. Ce n'est pas fini, c'est le message qu'on a fait passer dans le vestiaire, on va contrôler ce qu'on peut contrôler. Dimanche, on a un jour de repos, on va le prendre avec plaisir et profiter d'être en famille. Et lundi, on reprendra les choses sérieuses.»

Alors que le rythme des play-off et de la finale est relativement binaire avec un jour de match alternant avec un jour de repos, les deux formations vont bénéficier de deux jours avant l'acte VI à Bienne mardi. De quoi se ressourcer et penser à autre chose ou de quoi perturber des monstres d'habitudes? «Il faut être focus, mais faire un petit pas de retrait de temps en temps, ce n'est pas mauvais, note le capitaine grenat. On ne doit pas aller trop haut, ni trop bas dans les émotions. Pour ceux qui ont une famille, ce jour de pause fera du bien. Cela fait par exemple une semaine et demie que je n'ai pas vu ma fille.»

Une bonne discussion

Sans être forcément montrés du doigt, les étrangers des Aigles ont démontré tout le talent aperçu durant la saison. En pressant continuellement la défense biennoise avec un forechecking à deux, les Genevois ont mis leur adversaire sur les pattes arrière. Et dire que le GSHC s'est incliné 2-1 ap au cours du troisième match de cette finale... Menés 1-2, les voilà devant 3-2 avec une dernière marche à gravir.

«On dispose de beaucoup de caractère et d'expérience dans cet effectif, précise Noah Rod. On a eu une bonne discussion après l'acte III. Ce n'était pas sur le plan technique ou tactique. Non, c'était ce qui se passait dans nos têtes. Et se dire que ce qu'on fait juste, il faut continuer à le faire.»

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(ATS)

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