Mercredi dernier, la nouvelle est tombée. «Une bombe», tant pour Tristan Scherwey que Romain Loeffel, deux internationaux présents en Slovaquie lorsque la sanction a été rendue publique. Et les internationaux n’ont pas eu vraiment le temps de s’y préparer. «Nous étions dans le vestiaire en Slovaquie, a précisé le second nommé. Nous avions le premier match à préparer. Ce n’était forcément pas évident.»
Réunis à Bienne, les internationaux ont ensuite dû encaisser la publication de la lettre adressée par Roman Josi. Une missive apportant le soutien de certains anciens à Patrick Fischer et demandant son retour. Difficile, pour Jan Cadieux, d’arriver en poste sereinement. «Mais cela n’a pas été fait dans mon dos, précise le nouveau sélectionneur national. Roman m’a appelé vendredi avant d’écrire. On demande aux joueurs d’avoir des émotions sur la glace, c’est normal qu’ils les expriment en dehors.»
Dans ce contexte, voici cinq enseignements de cette rentrée médiatique après une semaine de mutisme pas forcément illogique au vu des circonstances.
Le vestiaire était divisé
Il faut mettre en avant la transparence des joueurs de l’équipe de Suisse et du staff. Tous ont parlé de nombreux meetings. «Au final, c’est normal que tout le monde ait un avis différent dans un cas pareil», a précisé Gaëtan Haas. Si bien que de nombreuses discussions ont eu lieu pour savoir comment gérer cette situation.
«C’est vrai que nous avons dû parler pour régler des choses», admet Tristan Scherwey. Surtout que la lettre de Roman Josi est venue jeter encore un peu d’huile sur le feu. Le Fribourgeois de Berne ne le voit pas si négativement. «En un sens, tout le monde sait de quoi nous parlons, précise-t-il. Cela ne me réjouit pas que ce soit sorti, mais ce n’est pas non plus si grave.» Lundi, pour le début de la deuxième semaine, les internationaux semblaient unis. Mercredi, ils ont parlé d’une seule voie.
Jan Cadieux n’a pas trop eu le choix
Le nouveau sélectionneur national l’avoue sans peine. Il aurait préféré arriver en poste dans d’autres circonstances. «J’étais prêt à commencer mon mandat le 1er juin prochain, a-t-il lancé. Et je me réjouissais de vivre ce championnat du monde à domicile avec Patrick Fischer.» Mais les éléments de cette dernière semaine ont tout changé, le propulsant à la tête de l’équipe nationale.
Mercredi passé, Jan Cadieux était encore l’assistant de «Fischi» en matinée. Le soir? Il était bombardé entraîneur national. S’il a été consulté, il n’a pas non plus eu vraiment de choix à faire. «On m’a expliqué la situation et on m’a dit que c’était moi qui reprenais vu que j’étais censé le faire tout prochainement.» Une décision finalement logique.
Il n’y a pas de défiance envers Jan Cadieux
Dans ces circonstances, on pourrait imaginer des internationaux divisés concernant ce changement à la tête de la sélection nationale. «Je l’ai connu pendant une dizaine d’années à ce poste, a remarqué Romain Loeffel. Donc forcément, ce qui est arrivé n’est pas anodin.» Un avis partagé par Gaëtan Haas: «Je ne connais pas très bien Jan, précise le joueur de Bienne. Il était là ces deux dernières années, mais je n’ai pas pu participer aux derniers tournois et dois donc apprendre à le connaître.»
Tous ont loué son état d’esprit. C’est Lars Weibel qui a tenu à préciser que le nouveau sélectionneur national ne créait pas de distension dans le vestiaire. «Il n’y a pas de pro-Cadieux et de pro-Fischer, a précisé l’ancien gardien. Il y a des pro et des contres une situation.» En clair et pour rejoindre le point No 1, la décision prise mercredi passé n’a pas forcément plu à tout le monde et certains membres de l'équipe ont sérieusement remis en question leur avenir en rouge et blanc. Ce n'est plus le cas.
Lian Bichsel ne reviendra pas cette saison
Depuis qu’il a refusé une sélection en juniors, le défenseur soleurois fait partie des bannis. On était évidemment en droit de se demander si le changement de sélectionneur national allait changer la situation le concernant. Jan Cadieux n’était pas dans le giron de la première équipe lorsque l’arrière a reçu sa suspension.
L’ancien coach de Genève-Servette a été clair: Lian Bichsel ne sera pas présent à Zurich pour le prochain Mondial. «Il y a une suspension en vigueur jusqu'après le Mondial de cette année, a précisé le nouvel homme fort de l’équipe de Suisse. C'est une décision qui n'a pas été prise par une seule personne, mais à plusieurs niveaux. Elle existe et elle s'applique.»
Les joueurs de NHL en approche… Kevin Fiala aussi?
Pour l'heure, aucun joueur de NHL n'a intégré l'équipe de Suisse en vue du prochain Mondial. Ils devraient toutefois être quelques-uns. «Nous travaillons actuellement à négocier les autorisations avec les différentes franchises, a précisé Lars Weibel. Le cas et d'ores et déjà réglé pour un joueur. Les autres sont en bonne voie.» Le directeur des équipes nationales n'a pas précisé qui était le joueur d'ores et déjà autorisé à venir sous les drapeaux.
Entre Roman Josi (Nashville), Nino Niederreiter (Winnipeg), Pius Suter (St. Louis) Nico Hischier, Jonas Siegenthaler et Timo Meier (New Jersey), ils sont nombreux à avoir déjà tiré un trait sur les play-off, se rendant du coup éligibles. «Philipp Kurashev est en fin de contrat avec son équipe, précise Lars Weibel. Logiquement, sa situation est plus compliquée.» Et Kevin Fiala? Il y a un espoir de le voir revenir au jeu. «Il patine et les retours que nous avons sont positifs, précise l'ancien gardien. Mais pour le moment, c'est compliqué de se projeter.»
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Autriche | 0 | 0 | 0 | |
1 | Finlande | 0 | 0 | 0 | |
1 | Allemagne | 0 | 0 | 0 | |
1 | Royaume-Uni | 0 | 0 | 0 | |
1 | Hongrie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Lettonie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Suisse | 0 | 0 | 0 | |
1 | Etats-Unis | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 0 | 0 | 0 | |
1 | République Tchèque | 0 | 0 | 0 | |
1 | Danemark | 0 | 0 | 0 | |
1 | Italie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Norvège | 0 | 0 | 0 | |
1 | Slovaquie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Slovénie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Suède | 0 | 0 | 0 |