Fin de carrière en apothéose?
Le Biennois Etienne Froidevaux a déjà battu Genève lors d'un Acte VII

Ce sera la troisième «Finalissima» de sa longue carrière. Et il s'agira par la même occasion du tout dernier match de sa carrière. Pour l'attaquant biennois Etienne Froidevaux, la boucle sera bouclée jeudi soir lors de ce Genève - Bienne décisif.
Publié: 27.04.2023 à 08:06 heures
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Le dernier match de la carrière d'Etienne Froidevaux est la Finalissima contre Servette.
Marcel Allemann

«La personne qui a écrit ce scénario l'a bien fait. C'est extrêmement beau, pas seulement pour moi, mais pour toute l'équipe», s'enthousiasme Etienne Froidevaux. Son 832e match en Ligue nationale sera son dernier. Il mettra ensuite un terme à sa carrière de hockeyeur et entamera à l'automne une formation d'enseignant.

7 ont déjà l'expérience de la Finalissima

Outre Froidevaux, le futur retraité biennois (une victoire et une défaite avec Berne), six des finalistes actuels ont déjà participé à une «Finalissima».

Les deux défenseurs biennois Beat Forster (40 ans) et Robin Grossmann (35 ans) étaient sur la glace à Kloten en 2009, lorsque le HC Davos s'était assuré le titre en s'imposant 2-1.

Il y a moins longtemps, leur coéquipier Mike Künzle (29 ans) a participé à la victoire 2-0 des ZSC Lions à Lugano. C'était en 2018. Il avait alors fait la passe pour l'ouverture du score de Geering. Il sait donc ce que c'est que de gâcher une fête à l'extérieur. Est-ce un avantage de pouvoir jouer à l'extérieur lors de la Finalissima? «Je pense que dans un match 7, il n'y a plus d'avantage. On se connaît et le fait de jouer à domicile ou à l'extérieur ne joue aucun rôle», répond le Zurichois.

Lors de la victoire du ZSC en 2018, l'actuel attaquant de Genève-Servette Marco Miranda (25 ans) était également présent. Il formait une paire d'ailiers avec Künzle. Du côté des perdants se trouvait alors Alessio Bertaggia (29 ans), qui se bat maintenant avec lui pour le premier titre de l'histoire du club. L'actuel défenseur de Genève-Servette Roger Karrer (ZSC, surnuméraire) et le routinier de Bienne Damien Brunner, qui a manqué tous les playoffs pour cause de blessure, n'étaient que des spectateurs de ce duel final.

En 2010, lorsque Servette a perdu contre le SCB et Froidevaux, Marco Maurer (35 ans) portait déjà le maillot genevois.

Mike Künzle (à gauche, maintenant à Bienne) et Marco Miranda (à droite, maintenant à Servette) ont fêté en 20 la victoire avec le ZSC lors de la finale à Lugano.
Pascal Muller/freshfocus

Outre Froidevaux, le futur retraité biennois (une victoire et une défaite avec Berne), six des finalistes actuels ont déjà participé à une «Finalissima».

Les deux défenseurs biennois Beat Forster (40 ans) et Robin Grossmann (35 ans) étaient sur la glace à Kloten en 2009, lorsque le HC Davos s'était assuré le titre en s'imposant 2-1.

Il y a moins longtemps, leur coéquipier Mike Künzle (29 ans) a participé à la victoire 2-0 des ZSC Lions à Lugano. C'était en 2018. Il avait alors fait la passe pour l'ouverture du score de Geering. Il sait donc ce que c'est que de gâcher une fête à l'extérieur. Est-ce un avantage de pouvoir jouer à l'extérieur lors de la Finalissima? «Je pense que dans un match 7, il n'y a plus d'avantage. On se connaît et le fait de jouer à domicile ou à l'extérieur ne joue aucun rôle», répond le Zurichois.

Lors de la victoire du ZSC en 2018, l'actuel attaquant de Genève-Servette Marco Miranda (25 ans) était également présent. Il formait une paire d'ailiers avec Künzle. Du côté des perdants se trouvait alors Alessio Bertaggia (29 ans), qui se bat maintenant avec lui pour le premier titre de l'histoire du club. L'actuel défenseur de Genève-Servette Roger Karrer (ZSC, surnuméraire) et le routinier de Bienne Damien Brunner, qui a manqué tous les playoffs pour cause de blessure, n'étaient que des spectateurs de ce duel final.

En 2010, lorsque Servette a perdu contre le SCB et Froidevaux, Marco Maurer (35 ans) portait déjà le maillot genevois.

plus

Jeudi soir, le joueur de 34 ans partira avec panache, lors d'une «Finalissima». Sa troisième et dernière. «C'est génial, je suis extrêmement reconnaissant de pouvoir vivre ça. C'est pour ce genre de moments que l'on joue au hockey. Quand j'étais petit, j'ai rêvé 1000 fois d'une telle chose. Que je puisse la vivre trois fois dans ma carrière, c'est incroyable», apprécie le No 40 avec émotion.

Victoire et but en 2010 contre Genève

Son bilan en «Finalissima» est équilibré. Il a gagné la première en 2010. Par 4-1. L'adversaire de «son» CP Berne ce soir-là? Genève-Servette, justement. Froidevaux, alors âgé de 21 ans, faisait même partie des buteurs. «C'était un tir venu du côté qui a encore été dévié et qui est entré par chance. Notre ligne avait alors marqué trois buts. C'était une expérience grandiose que je n'oublierai jamais», raconte l'attaquant qui joue pour Bienne depuis 2021.

Le vétéran a toutefois aussi appris à connaître l'autre côté du miroir. En 2012, il a perdu le septième match de la finale contre les Zurich Lions de manière dramatique. Le but décisif est tombé à à 2,5 secondes de la sirène finale. Steve McCarthy a enterré les espoirs de titre de Froidevaux et du SCB avec son but controversé. «Eti» ne veut toutefois pas qualifier cette expérience de mauvaise: «lC'est une expérience que l'on n'oublie pas de sitôt. Elle m'a montré qu'il faut se battre dans la vie.»

Ne pas changer ses habitudes

Dès ce jeudi, la boucle sera donc bouclée. Cela se passera contre Genève-Servette, là où tout a commencé. «J'espère bien sûr que ça marchera une deuxième fois, mais pour cela, il faudra encore une fois beaucoup de choses en notre faveur.» Le champion 2010 a appris comment aborder une telle épreuve de force: «Comme n'importe quel autre match, même si l'enjeu est évidemment beaucoup plus important. Il ne faut pas commettre l'erreur de vouloir entreprendre d'autres choses sous prétexte que le match est capital. Le plus important, c'est de rester dans sa routine».

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