Chronique de Grégory Beaud
Le HC Bienne, un modèle enfin récompensé

Durant toutes les séries éliminatoires, je vous fais vivre de l'intérieur les petites et grandes histoires qui rythment cette période fantastique. Alors, mettez-vous aussi «en mode play-off»! Au menu du jour: la finale du HC Bienne.
Publié: 06.04.2023 à 12:53 heures
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Dernière mise à jour: 06.04.2023 à 13:00 heures
Martin Steinegger (à g.) et Antti Törmänen: un duo gagnant.
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Martin Steinegger est directeur sportif du HC Bienne depuis 2012. Aucun autre club n'a quelqu'un en poste depuis autant de temps. Antti Törmänen, hormis une saison blanche en raison d'un traitement contre son cancer, s'occupe de la première équipe seelandaise depuis le 11 décembre 2017. Seul Luca Cereda (Ambri) le précède de quelques mois seulement.

Et ne faisons pas l'erreur de croire que ces cinq années de travail en commun ont été tranquilles. Non, il y a même eu des coups durs et des échecs qui auraient pu remettre en question bien des choses. Entre décembre 2019 et janvier 2020, le HCB, spécialistes en séries, avait perdu huit matches de suite sans que cela semble inquiéter qui que ce soit dans les bureaux de la patinoire.

Ce qui change à Bienne? Là où d'autres formations - je ne citerai pas de noms, mais vous les connaissez - vont très vite dans les excès, l'organisation de la Tissot Arena, elle, est toujours calme. Cette sérénité à l'interne transpire à l'extérieur. A-t-on vu la place d'Antti Törmänen être remise en question après une élimination en quarts de finale l'an dernier? Nullement. Le rôle et le travail de Martin Steinegger ont-ils été critiqués en 2014 ou 2016 lorsque Bienne a terminé respectivement 11e et 12e? Non plus.

Recrutement de qualité

Et c'est justement ce modèle managérial qui est aujourd'hui récompensé avec la première qualification du HCB pour une finale des play-off. Ces dernières années, Bienne a continuellement fait partie des bonnes équipes du championnat avec une régularité métronomique. Ce mécanisme bien huilé a également permis à certains joueurs de se relancer dans le Seeland. On peut penser à Damien Brunner ou Luca Cunti, évidemment. Mais Noah Schneeberger ou Robin Grossmann sont deux autres bons exemples à mettre en avant.

Si l'on ajoute à ce climat apaisé un certain flair dans le recrutement en Suisse (Kessler notamment) et à l'étranger (Säteri, Rajala, Sallinen, Lööv ou Yavkovenko), on comprend mieux le succès du HC Bienne cette saison. Jusqu'à présent, le club s'était souvent pris les pieds dans le tapis en séries, d'où un certain doute de ma part, je dois bien avouer. Cette année, le modèle est enfin récompensé.

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