Sous haute surveillance
La sécurité est maximale en Hongrie pour Israël-Suisse

Les autorités hongroises et israëliennes ne laissent véritablement aucun détail entre les mains du hasard. Pour entrer dans l'enceinte de la Pancho-Arena, il faut passer deux contrôles de sécurité. Et un drone survole l'entier de la zone.
Publié: 14.11.2023 à 15:37 heures
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Dernière mise à jour: 14.11.2023 à 17:46 heures
Pas question d'approcher de la Pancho Arena sans une bonne raison mardi et mercredi.
Tim Guillemin, Felcsut

Le voyage en bus entre Alcsutdoboz et Felcsut, deux villages voisins de la campagne hongroise, à une heure de Budapest, est plutôt sympathique. Trois arrêts pour laisser monter les écoliers qui retournent à l'école en ce début d'après-midi, une atmosphère joyeuse et un retraité qui remplit consciencieusement sa grille de loto: la vie, tout simplement.

L'arrivée à proximité de la Pancho-Arena, ce stade absolument magnifique de 4000 places construit à l'extrémité nord d'un village de 2000 habitants, se fait dans cette frénétique cohue enfantine, qui laisse immédiatement la place à une rigueur militaire: la coalition des autorités hongroises et israëliennes, qui ont en commun une réputation élogieuse, et visiblement méritée, dans le domaine de la sécurité.

Le stade de 4000 places nommé «Pancho» en l'honneur de l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football mondial, Ferenc Puskas, surnommé ainsi.

Ce match, le premier qu'Israël organise depuis le début de la guerre après s'être déplacé au Kosovo dimanche, se dispute en effet sous haute surveillance et, mardi après-midi déjà, un drone surveillait tout l'espace autour de la Pancho-Arena et il était impossible d'accéder à 500 mètres du stade sans fournir une invitation officielle et décliner son identité à plusieurs reprises.

Dès le grand portail de la Puskas-Akademia, la consigne est en effet claire: personne ne passe. Cinq voitures dûment inscrites au préalable, en tout et pour tout, avaient le droit de franchir l'entrée ce mardi, et le conducteur de cette Opel, dont le numéro de plaques n'était pas inscrit sur le formulaire de la préposée au premier contrôle, a dû faire demi-tour après avoir argumenté en vain pendant près de cinq minutes. Pas de passe-droit, pas d'improvisation.

Même les joueurs du club hongrois, actuel troisième de première division, ne sont pas là et ne peuvent pas disposer de leur terrain d'entraînement. Quentin Maceiras et ses coéquipiers ont en effet dû partir en stage, à deux heures de Budapest, pour limiter à l'extrême maximum les va et vient de personnes non autorisées et pouvoir créer un véritable «no man's land» autour du stade qui accueillera Israël-Suisse mercredi à 20h45.

Quentin Maceiras n'est présent qu'en photo cette semaine à la Pancho-Arena.

Les abords du stade sont ainsi déserts et, une fois passé le premier contrôle de sécurité et avoir attendu 30 minutes sans raison apparente, pas question de se balader à l'envi autour des terrains d'entraînement du complexe sportif: une escorte accompagne le visiteur jusqu'à un deuxième contrôle de sécurité, tout aussi poussé, mais poli, avec fouille et déclinaison d'identité.

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Le match ne sera cependant pas à huis clos mercredi, mais il ne suscite que peu d'intérêt en Hongrie. Plusieurs centaines de supporters israëliens seront présents (près de 2000, selon plusieurs informations ici) pour encourager leur équipe et tout est fait pour assurer leur sécurité, sans rien laisser au hasard. De quoi rassurer également les dizaines de supporters suisses attendus entre mardi et mercredi en Hongrie.

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