Servette Trainer Alain Geiger gibt Servettes Ronny Rodelin Anweisungen waehrend dem Meisterschaftsspiel der Super League zwischen dem FC St. Gallen und Servette FC am Sonntag, 17. Oktober 2021, im Stadion Kybunpark in St. Gallen. (KEYSTONE/Christian Merz)
Photo: keystone-sda.ch

Servette souffle après sa victoire
Alain Geiger: «Moralement, ça fait du bien aux joueurs»

Les Genevois ont enfin décrocher une victoire, plusieurs semaines après la dernière. Trois points qui leur permettent de regarder à nouveau devant eux au classement. Réaction d'Alain Geiger, entraîneur des Grenat.
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Matthias DavetJournaliste Blick

Pour la première fois depuis le 12 septembre dernier, Alain Geiger a pu se présenter aux médias avec trois points en poche. Soulagé, le tacticien des Grenat décortique cette victoire contre Grasshopper (3-2).

Alain Geiger, ce sont trois points qui font du bien.
Après une série de cinq défaites, il n’y avait pas d’autres solutions. Ce que j’avais demandé aux gars, c’était de travailler et de donner 10% de plus. Ils l’ont fait sur le terrain ce soir (ndlr: dimanche soir) pour décrocher cette victoire.

Vous meniez 2-0 et votre adversaire est revenu à votre hauteur. Comment expliquez-vous cela?
A 2-0 on a trop reculé et on a laissé le jeu à GC. On n’était pas à l’aise, on a eu une cassure de rythme et à 2-2, la rencontre était devenue très compliquée pour nous. Mais on a pu ressurgir grâce à ce troisième but. Effectivement, j’avais peur à 2-2 et je vais tout faire pour que nous corrigions ces passages à vide.

Grasshopper a changé de formation. C’est cela qui vous a fait reculer?
Non, ce n’est pas le réaménagement de GC. On joue vers l’avant au moment où nos joueurs offensifs peuvent mettre la pression sur la défense adverse. Quand ils ne le font plus, on se met en difficulté. En première période, nous avons été bons dans les transitions. Mais il nous faut travailler pour remonter le bloc de toute l’équipe. Et même si on recule, on doit arriver à ressortir de notre zone défensive. On est plus à l’aise quand on est plus haut dans le terrain.

Parlons de Kastriot Imeri, que vous avez excentré à un moment.
On n’a pas eu le choix. Au moment où Ronny (ndlr: Rodelin) nous signale un problème avec sa cheville, c’est la meilleure solution. Kastri peut jouer à plusieurs places. Mais ce que j’ai aimé chez lui, c’est qu’il a pris la responsabilité d’être un fer de lance de l’équipe. Ce passage avec la Nati lui a fait du bien et il montre qu’il a envie d’être le leader offensif de l’équipe. Par moments, il a joué au niveau d’un international et ça fait plaisir.

Mais en l’excentrant, vous ne l’empêchez pas de prendre justement cette responsabilité?
Timothé Cognat rentre et Kastriot se met sur le côté. Il faut changer de style de jeu, de formule. Je pense qu’on l’a moins vu parce qu’on était beaucoup trop bas en deuxième mi-temps et ça, je dois le corriger. On s’est mis comme ça pour être moins dans l’intensité. Mais on fait une erreur de se réfugier derrière.

On sent toutefois un Servette toujours en manque de confiance dans le jeu.
Il y a toujours quelques erreurs mais aujourd’hui, ce qui était important, c’était la mentalité. Elle était très bonne malgré des carences au niveau tactique. Par rapport à la situation c’est bien car moralement, ça va faire du bien à tous les joueurs.

Au niveau du classement, vous prenez un peu d’avance sur Lausanne avant le derby.
Lucerne est à une victoire, Lausanne à deux et quatre équipes sont à quatre. Ce championnat est très difficile et les trois points étaient importants. On peut être contents de ceux-ci car à 2-2, on a été malmenés mais on a su trouver cette énergie pour aller chercher le troisième. Même si ce match, on aurait pu le plier avant. On loupe un penalty qu’on aurait dû mettre mais on a également vu des joueurs avec une grande envie et qui ont fait leur travail. A moi maintenant de gérer et de trouver une meilleure cohésion de jeu.

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