Le fier coq du logo de Tottenham Hotspur traverse une zone de turbulences. Voilà longtemps que ce monument de la meilleure ligue du monde ne s’était plus retrouvé dans une situation aussi délicate. Après quatre défaites consécutives, la crainte de la relégation enfle à vue d’œil. Cette institution du football anglais pourrait-elle quitter l’élite après 48 ans de présence ininterrompue?
Ce ne sont pas seulement les chiffres qui inquiètent dans le nord de Londres, mais aussi la manière. Autour de cadres comme Xavi Simons et Micky van de Ven, l’équipe peine à dégager la moindre sérénité. «Le monstre existe, il se rapproche, et la peur commence à s’immiscer dans leurs matches», écrit «The Guardian», l’un des quotidiens les plus influents du pays.
Chute libre en championnat
Lorsque la Premier League voit le jour en 1992 pour remplacer l’ancienne First Division, Tottenham fait naturellement partie des membres fondateurs. Depuis, il n’est arrivé qu’une seule fois que les Spurs enchaînent dix matches sans victoire en championnat, en 1994. Trente ans plus tard, l’histoire se répète.
Le contraste est d’autant plus saisissant que le club reste sur des campagnes européennes marquantes. En 2019, toute la planète football avait les yeux rivés sur les Londoniens lorsqu’ils s’étaient hissés en finale de la Ligue des champions, finalement perdue face à Liverpool.
Plus étonnant encore: malgré une saison nationale chaotique, la porte d’un nouvel exploit continental demeure entrouverte. Les Spurs ont bouclé la phase de ligue de la Champions League à une solide quatrième place, s’offrant une qualification directe pour les huitièmes de finale, où les attend l'Atlético.
Une anomalie historique
Tottenham s’était pourtant habitué à naviguer dans les hauteurs du classement, incarnant la régularité: seize saisons consécutives conclues dans le top 9, souvent même dans le top 5.
Aujourd’hui, la réalité est tout autre. Engluée dans la zone rouge, l’équipe dirigée par Igor Tudor (en poste depuis la mi-février) lutte pour sa survie. Une maigre consolation toutefois: ses concurrents directs ont eux aussi laissé des points en route lors de la dernière journée.
Le fier coq vacille, mais il n'est pas encore passé à la casserole.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Arsenal FC | 29 | 36 | 64 | |
2 | Manchester City FC | 28 | 32 | 59 | |
3 | Manchester United FC | 28 | 12 | 51 | |
4 | Aston Villa | 28 | 8 | 51 | |
5 | Liverpool FC | 28 | 10 | 48 | |
6 | Chelsea FC | 28 | 16 | 45 | |
7 | Brentford FC | 28 | 4 | 43 | |
8 | Everton FC | 28 | -1 | 40 | |
9 | Fulham FC | 28 | -2 | 40 | |
10 | AFC Bournemouth | 28 | -2 | 39 | |
11 | Brighton & Hove Albion FC | 28 | 3 | 37 | |
12 | Sunderland AFC | 28 | -5 | 37 | |
13 | Newcastle United FC | 28 | -2 | 36 | |
14 | Crystal Palace FC | 28 | -4 | 35 | |
15 | Leeds United | 28 | -10 | 31 | |
16 | Tottenham Hotspur FC | 28 | -5 | 29 | |
17 | Nottingham Forest | 28 | -15 | 27 | |
18 | West Ham United FC | 28 | -20 | 25 | |
19 | Burnley FC | 28 | -24 | 19 | |
20 | Wolverhampton Wanderers FC | 29 | -31 | 13 |