Santos s’est imposé face à Remo (2-0) dans la nuit de jeudi à vendredi, avec un Neymar influent dans l’animation offensive. L’attaquant brésilien, en plein montée en puissance dans la perspective d'un retour en sélection pour le Mondial, s’est notamment illustré sur l’ouverture du score, en délivrant une passe décisive pour Thaciano à la 40e minute.
La fin de rencontre a toutefois modifié la lecture de sa prestation. Pris à partie à plusieurs reprises par des interventions appuyées, Neymar a réagi après un contact avec Diego Hernandez. Sans geste d’humeur, il s’est relevé pour contester la décision, ce qui lui a valu un carton jaune. Une sanction lourde de conséquences, puisqu’elle entraîne sa suspension pour le prochain match de Santos contre Flamengo.
Une expression au cœur de la controverse
Après la rencontre, l'ex-joueur du Barça et du PSG a exprimé son mécontentement à l’égard de l’arbitrage de Savio Pereira Sampaio. Il a jugé l’avertissement «injuste», estimant avoir subi plusieurs fautes dangereuses en fin de match sans protection suffisante. Dans ses déclarations, il a également accusé l’arbitre de manquer de respect envers les joueurs et de chercher à attirer l’attention durant la rencontre.
Une partie de ses propos a suscité des réactions au Brésil. Neymar a utilisé une expression issue du langage courant, «se réveiller comme Chico», pour qualifier l’attitude de l’arbitre.
Si cette formule est parfois employée pour décrire une personne de mauvaise humeur, son origine renvoie au terme «chiqueiro» (porcherie). Historiquement, elle est associée à des représentations jugées dévalorisantes, notamment liées aux menstruations. Ce qui lui confère aujourd’hui une connotation considérée comme sexiste par certains observateurs.