La situation de Kader Keita, ancien joueur du FC Sion (sept matches en 2021) a pris une tournure dramatique. Un mois après l’accident de la route dans lequel l’international ivoirien avait percuté une femme de 67 ans sur un passage piéton, la victime est décédée ce matin, aux alentours de 5h, selon les informations de la presse roumaine.
Depuis l’accident, la sexagénaire était plongée dans un coma artificiel. Elle souffrait de multiples fractures à la main et à la jambe, tandis que les médecins avaient également mis en évidence une pathologie cardiaque préexistante. Son décès change radicalement la nature de l’affaire.
Une fuite qui aggrave le cas
Kader Keita avait quitté les lieux sans l’autorisation des autorités, avant de se rendre à l’entraînement du Rapid sans signaler l’accident, ce qui s'apparente à un délit de fuite. Identifié par la police, il avait ensuite été interpellé.
Requalification des faits
Avec la mort de la victime, l’enquête franchit un cap décisif. Les faits, initialement qualifiés de coups et blessures, seront requalifiés en homicide involontaire. À cette accusation s’ajoute celle de délit de fuite.
Le dossier relève désormais d’une pluralité d’infractions. Le parquet doit ouvrir une procédure pénale pour homicide involontaire, une infraction passible de deux à sept ans de prison selon la loi. Le délit de fuite est lui aussi puni d’une peine équivalente.
Une peine potentiellement lourde
Concrètement, le joueur sera jugé pour les deux chefs d’accusation. La justice retiendra la peine la plus lourde, à laquelle pourrait s’ajouter une majoration d’un tiers de la seconde infraction. Le juge devra ensuite déterminer si cette peine sera exécutée en prison ferme ou assortie d’un sursis.
Une chose est sûre: la situation s’est considérablement aggravée pour Kader Keita. Entre la fuite après l’accident et les conséquences désormais mortelles, toutes les issues judiciaires sont désormais envisageables, y compris une incarcération.

