Dans une interview accordée au Corriere dello Sport, Kenan Yildiz, le joyau de la Juventus, revient sur ses débuts et n'a pas hésité à critiquer le Bayern Munich et la fédération allemande de football (DFB). Dans sa jeunesse, le Germano-Turc n’était pas considéré comme suffisamment bon pour les deux.
Aujourd’hui, la situation est totalement différente. Vingt fois décisif (dix buts et dix passes décisives) en 39 matches, l’international turc est devenu la figure de proue de la Juventus. La «Vieille Dame» a d’ailleurs récemment prolongé son contrat jusqu’en 2030. Sa valeur marchande reflète cette ascension. Selon Transfermarkt, elle est désormais estimée à 75 millions d’euros, ce qui fait de lui le joueur le plus précieux de l’effectif turinois.
Le Bayern ne voit pas son talent
Formé au Bayern, Kenan Yildiz règle aujourd’hui ses comptes avec son ancien club: «J’y suis resté onze ans et je n’ai jamais senti leur confiance. Il y avait toujours quelqu’un de meilleur que moi». Il y a tout de même gravi tous les échelons jusqu’aux U19, avant de quitter le club en 2022, pour rejoindre gratuitement la Juventus. Une décision qu’il qualifie de «facile».
À Turin, il s’est rapidement imposé comme un joueur clé. Il y ressent enfin la reconnaissance qui lui manquait à Munich, symbolisée par le mythique numéro 10, autrefois porté par son idole Alessandro Del Piero. Pourtant, le Bayern continue de produire des talents de classe mondiale, comme Jamal Musiala ou Lennart Karl. Mais dans le cas de Kenan Yildiz, le club bavarois est clairement passé à côté.
Revanche face à l'Allemagne
Né à Ratisbonne d’une mère allemande et d’un père turc, Yıldız pouvait choisir entre deux sélections nationales. Il a finalement opté pour la Turquie, estimant ne jamais avoir été suffisamment considéré en Allemagne: «Ils ont toujours choisi d’autres joueurs». Dans les milieux spécialisés, la DFB est ainsi régulièrement critiquée pour avoir laissé filer un talent d’exception.
Lors de sa première titularisation avec la sélection turque, Kenan Yildiz a marqué contre l’Allemagne. Une performance qui confirme sa réputation de joueur décisif lors des grandes premières: en Serie A, en Ligue des champions, en Coupe d'Italie, lors de la Coupe du monde des clubs et en Supercoupe d’Italie, il a trouvé le chemin des filets dès sa première titularisation.
Kenan Yildiz vise désormais une participation à la prochaine Coupe du monde. Pour cela, il devra d’abord réussir les qualifications avec la Turquie: le 26 mars à 18 heures, elle affrontera la Roumanie. En cas de victoire, le vainqueur du duel Slovaquie–Kosovo l’attendra.