Si le FC Thoune écrit cette saison l'une des plus belles pages de l'histoire du football suisse, Wrexham fait de même en Angleterre. Oui, le club est basé au Pays de Galles, mais il a toujours joué dans les différentes divisions du football anglais, refusant d'intégrer le championnat gallois lors de sa création en 1992.
Depuis 2021 et son rachat par les acteurs Ryan Reynolds et Rob McElhenney, l'entité connaît même un essor mondial. L'équipe se trouvait alors au bord du gouffre, à lutter pour éviter une terrible relégation en sixième division. Puis les deux stars d'Hollywood débarquent dans la cité d'un peu plus de 44'000 âmes et donnent un nouvel élan à son club de foot qui n'a jamais dépassé le deuxième échelon du foot anglais. Huitièmes de cinquième division lors de la saison 2020-2021, les Dragons Rouges fêtent ensuite trois promotions consécutives dès l'exercice suivant. Avant une quatrième célébration en mai prochain?
De gros moyens, mais pas de folie
Arrivé au deuxième échelon du football anglais l'été dernier, Wrexham se bat aujourd'hui pour découvrir la Premier League dans six mois. A treize journées de la fin du championnat de Championship, la formation de Phil Parkinson se trouve à la sixième place synonyme de barrage d’accession à l'étage supérieur.
Le tout en sortant le chéquier pour bâtir un effectif capable de rivaliser à ce niveau-là, mais sans faire des folies. Wrexham a dépensé environ 37 millions d'euros d'après Transfermarkt. Loin encore d'Ipswich et de Southampton, tous deux relégués de Premier League avec 59 millions chacun. Et malgré ces transferts, l'équipe de Phil Parkinson reste l'une des moins bien cotées du championnat (17e sur 24 avec un effectif estimé à 57 millions).
Direction la Premier League?
Sa force, c'est donc sa stabilité. Notamment au poste d'entraîneur. Comme Mauro Lustrinelli du côté de Thoune, Phil Parkinson est en place à Wrexham depuis plusieurs saisons (2021). Mais contrairement au coach thounois qui peut cette année compter sur un effectif grandement similaire à celui de la saison dernière en Challenge League, l'Anglais doit faire preuve d'une grande adaptabilité. Lors de la sensationnelle victoire de Wrexham face à Ipswich ce samedi (5-3), huit des onze titulaires étaient arrivés l'été dernier dans le club gallois.
Changements qui ont forcément apporté quelque peu d'incertitude à la reprise du championnat début août. «Nous avons complètement changé l’effectif. Il allait forcément y avoir une période en début de saison où tout ne se passerait pas exactement comme on le voudrait», reconnaissait Phil Parkinson en septembre, après une défaite à domicile face à Queens Park Rangers (1-3). Depuis, la magie opère à nouveau du côté du stade STōK Cae Ras (12'600 places) qui ne demande qu'une chose: continuer de rêver à un avenir en Premier League, championnat auquel aucun club gallois n'a pris part depuis Cardiff lors de la saison 2018-2019.