Heureusement, au moins un journaliste autrichien est resté un peu plus longtemps dans la salle de presse. Peu avant minuit, Ludovic Magnin a ainsi droit à une question, formulée de manière étonnamment positive. «Vous êtes quelqu’un de vraiment gentil», lui glisse-t-on. L’entraîneur précise aussitôt que ce n’est pourtant pas le moment de faire preuve d’amabilité.
Non, en ce jeudi soir glacial, le coach du FC Bâle n’a pas envie de parler des chances, pourtant toujours existantes, de qualification pour les play-off d'Europa League. «Nous nous mentirions à nous-mêmes en y pensant», explique-t-il après la défaite 3-1 à Salzbourg, un revers qui ressemble par moments à une véritable humiliation.
Il est temps de se poser des questions fondamentales
Ludovic Magnin a raison: ce n’est pas le moment de poser des questions sympathiques, mais bien des questions essentielles. Comment expliquer que son équipe ait disputé une telle première mi-temps, sans aucune agressivité dans les duels? Pourquoi le FC Bâle a-t-il donné l’impression de découvrir pour la première fois le pressing façon Red Bull, alors que, selon Ludovic Magnin, «Salzbourg a joué exactement comme nous l’attendions»? Et comment comprendre que Bâle sorte de la pause hivernale en semblant moins bien collectivement qu’avant?
Cette prestation est d’autant plus inquiétante que Salzbourg est loin d’être au sommet de sa forme actuelle.
Après le match, les Bâlois se montrent autocritiques. «C’était un travail insuffisant de notre part», lâche Dominik Schmid peu après le coup de sifflet final. «Ce que nous avons montré pendant les 45 premières minutes n’avait rien à voir avec le football.» Ludovic Magnin enfonce le clou: «Quand tu es l’entraîneur du FC Bâle, tu dois te remettre en question après une telle première mi-temps.» Et encore: «Ce n’était pas digne du FC Bâle.»
Une évolution inquiétante
Le problème, et Ludovic Magnin ne le nie pas, c’est que l’évolution de cette équipe bâloise va clairement dans la mauvaise direction. Depuis novembre, les performances stagnent, voire régressent. Le début de l’année 2026 est en tout cas totalement manqué, avec un nul 1-1 contre Sion suivi de cette prestation désastreuse à Salzbourg.
Avant le duel de dimanche contre le FC Zurich, une question s’impose: Ludovic Magnin a-t-il une chance de conserver son poste d’entraîneur du FC Bâle? Et si oui, qui peut le sauver? Cette équipe, qui ressemble aujourd’hui davantage à une juxtaposition d’intérêts individuels, est-elle encore prête à se battre pour son coach?
Parmi les cadres, le gardien Marwin Hitz a déjà annoncé son départ. Xherdan Shaqiri n’a jamais eu autant d’influence à Salzbourg que lors de cette rencontre, mais cela n’a pas suffi. Dominik Schmid se présente courageusement devant les caméras et assume la défaite, sans pouvoir à lui seul sortir l’équipe du marasme. Flavius Daniliuc affiche un niveau si bas qu’il se trouve au fond du puits. Quant à Albian Ajeti, son niveau a baissé précisément au moment de prolonger son contrat.
Et c’est à peu près tout pour les leaders de cet effectif. Philip Otele, actuellement le seul ailier doté d’un réel sens du but, attend plus ou moins patiemment un transfert et ne joue pas. Les autres semblent surtout occupés avec eux-mêmes. Une attaque construite, menant à une véritable occasion de but? On la cherche encore désespérément en 2026.
Le sauveur viendra-t-il de la quatrième division allemande?
Il reste l’espoir de voir débarquer un sauveur. Julien Duranville, par exemple, a rencontré ses nouveaux coéquipiers vendredi. Mais le joueur prêté par le Borussia Dortmund n’a disputé que 124 minutes cette saison… en quatrième division allemande.
De plus, il s’agit d’un ailier. Or ce n’était pas le cadeau tant espéré par Ludovic Magnin sous le sapin de Noël: un véritable avant-centre, capable de trouver le chemin des filets. Bien sûr, le FC Bâle peut encore recruter un numéro 9. Mais quand?
«Nous n'avons pas les meilleures cartes en main», explique le directeur sportif Daniel Stucki dans la nuit salzbourgeoise, pour résumer les difficultés du club sur le marché des transferts. Autrement dit, le FC Bâle doit attendre que tous les candidats potentiels comprennent que leur rêve d’un transfert dans l’un des cinq grands championnats s’est envolé. Dans le top 5, la fenêtre se referme les 1er ou 2 février. La Suisse a droit à quinze jours de plus.
Il est possible que Bâle trouve alors enfin une solution pour son attaque. Mais il est tout aussi possible qu’il soit déjà trop tard pour Ludovic Magnin et pour les rêves de titre du FC Bâle.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Olympique Lyonnais | 7 | 11 | 18 | |
2 | Aston Villa | 7 | 7 | 18 | |
3 | SC Fribourg | 7 | 7 | 17 | |
4 | FC Midtjylland | 7 | 8 | 16 | |
5 | SC Braga | 7 | 6 | 16 | |
6 | AS Rome | 7 | 7 | 15 | |
7 | Ferencvaros | 7 | 5 | 15 | |
8 | Real Betis Balompié | 7 | 5 | 14 | |
9 | FC Porto | 7 | 4 | 14 | |
10 | KRC Genk | 7 | 3 | 13 | |
11 | Étoile Rouge Belgrade | 7 | 1 | 13 | |
12 | PAOK Salonique | 7 | 5 | 12 | |
13 | Vfb Stuttgart | 7 | 5 | 12 | |
14 | Celta Vigo | 7 | 4 | 12 | |
15 | Bologne FC | 7 | 4 | 12 | |
16 | Nottingham Forest | 7 | 4 | 11 | |
17 | Viktoria Plzen | 7 | 4 | 11 | |
18 | Fenerbahce | 7 | 3 | 11 | |
19 | Panathinaïkos | 7 | 2 | 11 | |
20 | Dinamo Zagreb | 7 | -2 | 10 | |
21 | Lille OSC | 7 | 2 | 9 | |
22 | SK Brann | 7 | -1 | 9 | |
23 | Young Boys | 7 | -5 | 9 | |
24 | Celtic Glasgow | 7 | -4 | 8 | |
25 | Ludogorets Razgrad | 7 | -4 | 7 | |
26 | Feyenoord Rotterdam | 7 | -3 | 6 | |
27 | FC Bâle | 7 | -3 | 6 | |
28 | FC Salzbourg | 7 | -4 | 6 | |
29 | Fotbal Club FCSB | 7 | -7 | 6 | |
30 | Go Ahead Eagles | 7 | -8 | 6 | |
31 | Glasgow Rangers | 7 | -7 | 4 | |
31 | SK Sturm Graz | 7 | -7 | 4 | |
33 | OGC Nice | 7 | -7 | 3 | |
34 | FC Utrecht | 7 | -8 | 1 | |
35 | Malmö FF | 7 | -10 | 1 | |
36 | Maccabi Tel Aviv | 7 | -17 | 1 |