Le message est clair, posé, et sans détour. Pour Blaise Matuidi, la lutte contre le racisme dans le football a franchi un cap. «Les choses sont prises plus sérieusement, et surtout les sanctions sont appliquées immédiatement», souligne l’ancien international français, engagé depuis 2025 au sein du Players’ Voice Panel mis en place par la FIFA.
Il existe encore des cas de racisme
Pour l'ancien international françaos, ce changement de ton est essentiel, notamment pour les plus jeunes générations. Il parle d’«une nouvelle ère», dans laquelle les valeurs de respect et d’unité chères au football ne restent plus de simples slogans, mais se traduisent par des actes concrets. «Même s’il existe encore des cas de racisme, on sent clairement une progression», affirme-t-il.
Cette évolution, l’ancien milieu de terrain la relie directement à la création du Players’ Voice Panel. Un outil qui permet, selon lui, d’identifier rapidement les problèmes, de les analyser et d’agir sans délai. «Des actions concrètes sont menées. On va droit au cœur du problème», explique-t-il, saluant les efforts entrepris par le président haut-valaisan Gianni Infantino (qui fête cette année ses 10 ans à la tête de la FIFA) et son administration pour éradiquer toutes les formes de discrimination.
Les joueurs sont enfin écoutés
L’apport des joueurs est central dans cette démarche. En tant que membres du panel, ils peuvent proposer des idées, formuler des recommandations et soutenir publiquement les sanctions prises. «Nous mettons nos noms, nos voix et nos forces au service de cette lutte, tous ensemble», insiste Blaise Matuidi, convaincu que le football avait besoin de cette prise de responsabilité collective.
Au-delà du terrain, l’impact se veut global. Le Français remercie la FIFA d’avoir reconnu le rôle particulier des sportifs dans le débat public. «Grâce à nous, le monde peut nous écouter», relève-t-il, rappelant que les joueurs sont à la fois des acteurs du jeu et les visages du football. Donner l’exemple, provoquer la discussion, faire émerger de nouvelles idées et, si nécessaire, soutenir des sanctions: l’ancien champion du monde se dit pleinement investi. «Nous continuerons à nous battre ensemble», conclut-il, convaincu que l’unité reste l’arme la plus forte face au racisme.