Comme en 2022, Yverdon retrouve Saint-Gall
Nicolas Gétaz: «On n'avait pas réussi à enflammer la partie»

Battu par Saint-Gall en demi-finale en 2022, Yverdon retrouve le même adversaire. Nicolas Gétaz se souvient d’un rendez-vous manqué et croit en un autre scénario.
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Nicolas Gétaz raconte la première demi-finale entre Yverdon et Saint-Gall.
Photo: keystone-sda.ch
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Bastien FellerJournaliste Blick

L'histoire se répète pour Yverdon Sport. Comme en 2022, les Yverdonnois affronteront dimanche le FC Saint-Gall en demi-finales de la Coupe de Suisse. A l'époque, les pensionnaires du stade Municipal venaient de retrouver la Challenge League et vivaient leur première grande rencontre depuis de nombreuses années. «Il y avait deux ou trois articles qui étaient sortis à l’époque. Ça faisait un moment que le club n’avait plus atteint ce niveau-là. On sentait de la fierté», se souvient Nicolas Gétaz.

Face au futur finaliste malheureux (battu 4-1 par Lugano), YS n'avait pas eu voix au chapitre. «On n’avait pas réussi à enflammer la partie, on avait eu de la peine à se créer de vraies occasions», raconte l'ancien arrière gauche, titulaire ce 21 avril 2022. Le score était malgré tout de 0-0 à la pause. Puis, le match basculait rapidement au retour des vestiaires. Jérémy Guillemenot ouvrait la marque (54e), avant que Jordi Quintillà ne scelle le score quelques minutes plus tard (60e).

Plusieurs joueurs encore là

«Le match s’est joué sur des détails. Eux non plus n’avaient pas forcément eu beaucoup d’occasions», poursuit le Vaudois, aujourd'hui retraité du monde professionnel. Sans oublier la sortie sur blessure de Marculino Ninte après dix minutes de jeu seulement. «Il était en feu à ce moment-là. Ça nous a affectés.»

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Les parallèles entre 2022 et 2026 sautent aux yeux. Plus que dans le parcours (deux éliminations du voisin Lausanne-Sport), les comparaisons se font également en creusant les détails des effectifs. «Je trouve qu’il y a des similitudes: des joueurs expérimentés et des jeunes prometteurs. Je pense qu’ils peuvent faire quelque chose sur ce match», assure Nicolas Gétaz, lequel a un conseil pour les Yverdonnois de 2026, qui comptent toujours dans leur rang Anthony Sauthier et Kevin Martin, déjà titulaires en 2022, ainsi que William Le Pogam, absent ce jour-là sur blessure.

Une déception encore vive

«Je leur dirais de ne pas douter et d’avoir confiance en leurs qualités. Sur un match, tout est possible. Il faut le prendre comme un match de championnat et ne pas trop respecter l’adversaire. Il faut y aller, jouer libéré et laisser aller les chevaux», lance-t-il, n'hésitant pas à citer cette rencontre comme étant l'une des plus grandes déceptions de sa carrière.

«J’ai gagné des titres en Challenge League, mais c’était un des moments où j’étais le plus proche de pouvoir gagner quelque chose de plus important. La Challenge League, ça reste la Challenge League, ce n’est pas le niveau de la Super League ou de la Coupe.»

Dimanche, dans un Municipal qui sera certainement comble, Yverdon aura une troisième occasion de se qualifier pour la finale. En 2001, YS s'était rendu au Wankdorf (défaite 3-0 face à Servette) après avoir battu en demi-finale... le Lausanne-Sport.

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